La Cité Perdue

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 Parcequ'il faut un commencement ...

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Serpion
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MessageSujet: Parcequ'il faut un commencement ...   28/1/2008, 23:49

Au Commencement.





Le jour se levait sur la province de Lorithrien. La première grande bataille de ce jeune royaume prenait fin et trois hommes se dressaient victorieux sur le champ de bataille. Le seigneur Thorwall venait, depuis le manoir de Tenmiren, de reprendre possession des terres de ses ancêtres. A ses cotés se tenait un jeune mage nommé Stirdalinn dont les sorts dévastateurs ravageaient les rangs ennemis. Non moins efficace était la lame de Mriandoss, frère de Thorwall, lui prenait plaisir à la violence de la guerre et menait les troupes à perpétrer nombre de pillages et destruction chez les seigneurs voisins. La capitale Heliotopia fut rapidement dotée d’une enceinte, qui par la suite fut fortifié et pourvue de tours défensives des plus efficaces, mais pour l’heure le seigneur Thorwall formait encore son armée afin de mener d’autres grandes batailles pour enrichir ce nouveau royaume.

Les villages voisins ne furent pas long à se rallier à ce seigneur descendant d’une noble lignée de guerriers qui avaient maintes fois par le passé prouvés leur courage et leur noblesse, tant et si bien que la capitale fut rapidement à même d’héberger un grand contingent d’hommes d’armes et que les surplus de production créèrent une économie stable.
Les forces armées augmentant il fut décidé d’en diviser le commandement afin de les rendre plus efficaces. Les forces armées d’attaque étaient menées par Mriandoss, il attaquait sans discernement essuyant nombre de défaites mais préférant parier sur les forces armées de ses attaques.
Il n’en concevait pas la futilité sans le soutien stratégique dont était chargé Stirdalinn. Lui occupait en ce temps là la lourde tache de formation des sorciers qui rejoignaient nos rangs. Il était aussi responsable du recrutement des espions qui devaient augmenter l’efficacité de nos pillages. Hors il ne pouvait s’acquitter de ces missions que lorsque les finances englouties par les armées sacrifiées de Mriandoss lui en laissaient l’occasion.
Thorwall avait désigné un jeune capitaine du nom de Vargas pour gérer les défenses de la capitale et après maints débats sur la futilité d’un tel investissement, alors que les seigneurs dont nous subissions les attaques étaient de plus en plus puissants et de plus en plus impitoyables, celui-ci accomplit sa mission en faisant élever une forteresse destinée à abriter nos forces et protéger la capitale de tous ces pillages.
Grandes furent les railleries de Mriandoss, constatant que nos régions étaient toujours attaquées par des seigneurs plus puissants, et cela ne fut qu’arguments supplémentaires au renforcement apparent de nos forces en engloutissant les fonds dans des armées d’attaques inutiles.

Alors que le royaume tout entier se réjouissait en attendant sa venue, la naissance de l’héritier au trône fut accompagnée de grands troubles. L’avènement ayant provoqué la mort en couche de sa mère, la fête attendu se transformât en deuil national et grande fut la peine du seigneur Thorwall.
Il décida en ce temps là, de relâcher son contrôle sur le royaume de Lorithrien, en laissant la garde à ses trois généraux, et il s’en retournât au manoir ancestral de Tenmiren pour élever son enfant en compagnie de sa jeune sœur Tinuviel.
A son retour à Heliotopia le seigneur de Lorithrien interdit toute attaque de ses armées répudiant son propre frère en considération de sa volonté guerrière. Il reprit le contrôle sur toutes les forces armées du royaume et s’obstina à faire évoluer ses généraux et ses troupes par les seuls revenus de son commerce ne voulant plus détruire mais construire pour son fils une cité exempte de haine et tourné vers la lumière.
Ses voyages étaient fréquent, dans les cités et les royaumes voisins, il vécut alors de périlleuses quêtes, il en ramenait à chaque fois des trésors fabuleux, et des histoires plus merveilleuses encore, qu’il s’empressait dés son retour d’aller conter à Tinuviel et au jeune prince Serpion qui, loin des guerres et des conflits, s’abreuvait à ces récits et jurait, tel un enfant de 6 ans, qu’il vivrait un jour des aventures bien plus grandes encore


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Dernière édition par Serpion le 31/5/2008, 13:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Parcequ'il faut un commencement ...   29/1/2008, 00:10

Le Blanc Seigneur


Stirdalinn entrât seul dans la Hutte des érudits ce soir là, il était vêtu d’une bure brune, sobre, sans galons ni ornements. La mine sombre et la démarche fatiguée il allât s’asseoir solitaire à une table isolée commandât une liqueur forte et restât devant son verre le regard songeur…
Soudain l’envie lui prit de faire un conte, quelques seigneurs présents prirent place à ses cotés rapprochant quelques pichets et s’installant confortablement, la voix du vieux mage se fit douce et profonde et il commençât …


L’agitation qui règne en notre royaume depuis que notre seigneur à rejoint les nobles Vardens de la Cité Perdue me rappelais le temps de son père. Les guerres enflammaient la contrée, d’immenses armées se dressaient les unes contre les autres, son père le seigneur Thorwall affrontait les armées du chaos… mais je crois que vous êtes tous bien trop jeune pour avoir connu ce temps, laissez moi ce soir vous conter, si vous le voulez bien, la jeunesse de mon seigneur et maître, Serpion le Blanc…
Un enfant prodige, pour sur, s’en était un, Son père à tout fait pour que son enfance soit le plus heureuse possible, malgré la mort en couche de sa mère. Il confia sa prime éducation à sa jeune sœur Tinuviel qui l’éduquât comme son propre enfant.
La jeune femme habitait dans un magnifique manoir situé sur les bords du lac de Tenmirren. Amoureuse des arts et de la beauté elle était devenue la muse et l’égérie de tout ce que le royaume comptait d’artistes. Jongleurs, conteurs, troubadours et ménestrels défilaient dans la vaste demeure pour faire démonstration de leurs talents à la belle Tinuviel et au jeune prince. L’enfant adorait cela et apprenait tant et si bien qu’il en arrivât à défier les meilleurs d’entre eux dans leurs arts et en étonnait plus d’un, alors qu’il n’avait à peine 10 ans.

Le magicien prit son verre et semblât se perdre en souvenirs dans ce fond si vide…l’un des seigneurs emplit sa coupe l’encourageant à continuer.

Mmmh ? Pardon, je disais donc que le jeune Serpion, à peine âgé de 10 ans, connaissait déjà tout des arts et il continua à apprendre des plus grands érudits les sciences qui régissent notre monde. Jours heureux que ceux qui s’écoulèrent pendant ces années là, les guerres avaient cessées, le chaos et ses sombres seigneurs avaient été repoussés au plus profond du néant. Le seigneur Thorwall passait de plus en plus de temps avec son fils lui apprenant le maniement des armes et des rudiments de stratégie militaire. Là comme en toute matière il excellait et devint très vite un adversaire redoutable. En cette année où il fêtait son quatorzième anniversaire lui furent dévoilés les secrets des arts occultes de la magie. Il fut profondément troublé par la vieille magicienne qui vint lui tenir enseignement et voulut la suivre pour parfaire cette connaissance. Il partit donc avec elle dans la forêt enchantée de Northwood, là protégé par de puissants arcanes qui empêchaient quiconque de pénétrer au cœur de la forêt, et disait-on, protégeait ses occupants de l’écoulement même du temps, il apprit tout des secrets occultes qui le transformèrent profondément…


C’était encore un enfant lorsqu’il avait quitté le manoir de Tenmirren, c’est un puissant guerrier qui revint le jour du solstice d’été dix ans plus tard. Ce jour restera gravé longtemps en ma vieille mémoire et je m’en rappelle le moindre détail… Malgré les événements la fête rendant grâce au soleil avait été maintenue. Le banquet battait son plein, nombre de nobliaux du royaume et même des contrées voisines étaient présent pour admirer le spectacle donné en cette occasion par les plus grands artistes. Malgré les clameurs et les vivat l’on entendit soudain un tumulte venant des portes de la cité, les gardes étaient en train de combattre. Le silence se fit dans l’assemblé et tous les yeux se tournèrent vers les lourdes portes. Les hommes dégainèrent leurs épées et formèrent un rang devant la princesse afin de la protéger.

Il ne fallut pas attendre longtemps avant que les portes du manoir volent en éclat. Un homme de haute et fière stature se tenait dans l’encadrement, il était vêtu de blanc des pieds à la tête, son épée était docilement rangée dans son fourreau et il ne semblait pas même essoufflé du chaos qui semblait s’être déroulé à la vue des contingents de gardes à terre dans l’allée. D’un geste lent il enleva le capuchon qui lui couvrait la tête le laissant retomber en arrière sur sa lourde cape aussi immaculée que le reste de sa tenue. Son regard était perçant et brulait d’un feu sauvage. Je me rappelle encore du moindre mot qui fut prononcé ce jour ...

- Qu’est ce là ? Tonna-t-il. Est ce ainsi que l’on m’accueille en ce qui fut jadis ma demeure ? Rengainez donc ces épées mes anciens amis, c’est aujourd’hui jour de fête ne le transformez pas en jour de deuil.

Reconnaissant son neveu, Tinuviel se précipitât vers lui et l’enlaçât tendrement, ne pouvant réprimer un sanglot

- Quelle joie de te revoir en ces temps troublés…

sa voix s’éteignit en un murmure, elle reculât d’un pas et mit un genou à terre, s’inclinant gravement,

- Monseigneur l’heure est grave, Mriandoss le fourbe usurpe le pouvoir en notre cité, aidé par des seigneurs félons il a fait assassiner votre père et a rallier nombre de nos anciens sujets à sa cause. Votre retour est une bénédiction du destin. Vous êtes l’héritier au trône et vous seul pouvez réclamer la régence du royaume et délivrer notre peuple de l’oppression que perpètre le traitre.

Le seigneur Serpion n’esquissa pas le moindre signe, à mesure que la princesse Tinuviel avançait en son récit son regard se faisait plus profond et distant. L’assemblée entendant ses mots s’agenouillât en grand respect, lui seul restait debout figé comme une statue débordé par le chagrin et la haine…

Un léger bruissement d’étoffe, Laelian sortit de l’ombre d’un pilier de la Hutte, d’un regard elle fit le tour des seigneurs amassés autour de la table ou se tenait Stirdalinn, elle s’approchât de lui et lui murmura quelques mots à l’oreille. Le vieux magicien parut troublé, il se levât jetant quelques pièces sur la table et prenant son bâton posé contre le mur.

- Mes amis, vous me voyez bien désolé de devoir interrompre le cours de mon récit en cet instant, d’importantes affaires requièrent mon attention en cette heure tardive. Mais nous aurons l’occasion de nous revoir en cette même place pour que je vous conte la suite de cette histoire et bien d’autres encore si vous le voulez bien

Il fit un large sourire à l’assemblée, saluât d’un geste de la main et tourna ses pas vers la porte de la taverne suivi par la jeune femme


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Dernière édition par le 1/2/2008, 22:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parcequ'il faut un commencement ...   30/1/2008, 01:41

Stirdalin revint ce jour à la hutte des érudits afin d’y poursuivre son conte, les seigneurs impatients d’en connaître la suite l’assaillaient de questions cherchant le moindre indice … le vieux mage s’assit lentement à la place qu’il avait occupé auparavant et, ouvrant sa besace, sortit une bouteille finement ciselée d’où montait une douce odeur fruitée. D’un claquement de doigts il fit apparaître des verres sur la table et il servit chacun avant de commencer …



Que je me rappelle ou nous en étions restés…
Le propre frère du Roi Thorwall, le fourbe Mriandoss, cruel et méprisable, avide de sang et de pouvoir a fait lever des armées et corrompu nombre de petits nobles de la petite province de Lorithrien.
Dans un assaut fulgurant il a pénétré la forteresse et fait assassiner le Roi.
Prétextant l’absence du prince héritier il s’est auto proclamé souverain et fait régner depuis lors la terreur en notre royaume.
Le retour du prince héritier Serpion au manoir de Tenmiren entrainera la guerre contre cet oppresseur, et nous ne pouvions espérer à l’époque, alors que nous n’étions qu’une poignée d’hommes à nous lever contre l’infamie, une quelconque réussite …

En ce solstice d’été, les derniers nobles fidèles à la lignée royale se tenaient donc à Tenmirren. Le seigneur Serpion, après avoir reçu leur serment d’allégeance, prit repos en ses quartiers pour porter le deuil de son père.

Une semaine s’écoulât et malgré la discrétion de rigueur, la nouvelle de la venue d’un étranger vêtu de blanc au manoir de Tenmirren et le conte de sa fracassante entrée au milieu des festivités avaient atteint les oreilles des espions de Mriandoss. Celui ci, sachant fort bien l’attachement du peuple et de quelques nobles d’importance à la princesse Tinuviel, ne voulut pas créer d’incidents et dépêchât sur place une délégation de nobles acquis à sa cause.

Ce jour marquât pourtant le début de la guerre qui embrasât le royaume pendant cinq longues années. De menus esclandres avec la garde au début, le conflit plongeât rapidement dans une guerre de l’ombre, la population se réunissait et des foyers d’émeutes naissaient un peu partout dans les villages. Bientôt la forteresse ne fut plus approvisionnée et l’armée se déplaçait désormais elle-même afin de prélever de maigres tribus aux populations.

Vint alors l’heure de l’affrontement, les armées levées et menés par le jeune prince, gagnaient du terrain. Lui-même combattait en première ligne et, décimait les rangs des félons
Mais une petite armée ne peut vaincre une grande. Nos rangs, composés de tous ceux que la révolte faisait prendre les armes, s’épuisaient contre des mercenaires mieux entrainés et plus équipés. La cavalerie adverse faisait des dégâts considérables et la rumeur se répandait que Mriandoss s’apprêtait à rassembler les Démons de la forteresse pour jeter à bas la révolte.

Le Blanc Seigneur fut fort attristé de ces nouvelles. Les Démons ne pouvaient être invoqués que par le souverain siégeant sur le trône mais ils ne devaient servir qu’a défendre le royaume, l’éthique refusait que l’on eut recours à eux contre le peuple. Il se retirât alors en l’ancienne forêt de Northwood pour chercher conseil auprès des mages qui l’avaient éduqué.

Nul ne sait quels étranges conseils se tinrent en cette sombre foret mais lorsqu’il en revint le Blanc seigneur était accompagné d’une jeune femme qui se présentât sous le nom de Laelian. Belle comme l’aurore, douce comme un souffle et fraiche comme la rosée, son rire cristallin emplissait les campements ou ils se terraient et redonnait aux troupes rebelles confiance en l’avenir, et une raison de plus s’il en fallait, de protéger leur royaume contre l’infamie et la tyrannie. De voir cette enfant, vêtue d’une cuirasse ocre, braver tout les dangers pour défendre leur liberté donnât à nos rangs une ardeur nouvelle et implacable.





Mriandoss vit alors l’impossible se réaliser, les rangs rebelles ce matin là se dressaient sur les collines avoisinant la forteresse. Les soldats sachant le jour de la dernière bataille arrivé ne prirent pas même le temps de dresser un campement. Ils se tenaient là, tous prêts à donner leurs vies en ce jour, mais certains que celui-ci verrait la fin du règne félon.

Des nuages obscurcirent le ciel. Alors que le soleil brillait quelques instants auparavant sur la bannière blanche ornée du Serpent Dragon, il s’était à présent retiré derrière une nuée d’ébène comme s’il n’avait voulu être témoin des abominations de ce jour.

Les lourdes portes s’ouvrirent et l’horreur se déversât sur le siège. Les combattants furent pris de panique devant la sortie des monstres de feu et les plus hardis d’entre eux furent fauchés par la cavalerie et les meutes de loups de Mriandoss.

A quelques enjambées des portes de la forteresse, se tenait autrefois un autel dédié à d’anciens cultes. Sur la plaine qui s’étendait là aujourd’hui il ne restait de ce lieu sacré plus qu’un tertre surmonté d’un rocher plat. Laelian y montât, frêle silhouette battue par le vent, et se tint droite face à l’armée de monstres déferlante. Joignant ses mains et fermant les yeux elle se mit à chanter une douce et triste mélopée, sa voix s’éleva et les Démons et les loups arrêtèrent leur chasse sur l’instant, se tournant vers l’impudente qui osait braver leur soif de sang.
La voix cristalline emplissait désormais le champ de bataille, les monstres comme pris d’un seul élan se jetèrent sur elle. Sous le regard des milliers de combattants, qui eux aussi s’étaient arrêtés en entendant le chant antique s’élever sur la plaine, la marée démoniaque fondit sur le tertre, Laelian levât alors ses mains aux cieux et semblât s’élever dans les airs, à son doigt, l’anneau de verre, que disait-on jamais elle n’enlevait, se mit à briller tel un nouveau soleil, éblouissant de beauté, et projeta en tout sens des rays de lumière bleutée.
Démons et loups se figèrent devant la merveilleuse apparition, grognant et piaffant un instant dans leur sombre langage, et alors que tout espoir semblait éteint, le cœur des rebelles s’enflammât devant l’image des sombres créatures agenouillées devant la jeune femme. Les loups avaient formés un cercle autour du tertre sacré et menaçaient quiconque en approchait.
Laelian, dressée sur l’antique autel, tendit la main droite portant l’anneau de pureté et Magog, le maitre Démon, vint face à elle s’agenouiller. Les créatures sacrées de Lorithrien dénonçaient ainsi les actes du maitre de la forteresse et se retiraient du combat laissant aux Hommes le soin de désigner leur chef légitime.

Mriandoss devint fou de rage, voyant les défenseurs de la forteresse reculer et enfin fuir devant les hordes de paysans et de sorciers, enhardis par le miracle de Laelian, qui gagnaient les portes qu’il fit refermer en grande hâte. Les derniers gardes occis, une grande clameur retentit devant les douves et avant que les archers n’aient eu le temps de se mettre en place sur les remparts, les sorciers sous les ordres de Stirdalinn dressèrent un rempart magique protégeant la rive acquise au prix de tant de souffrance.

Le soir tombait sur ce sombre jour des annales de Lorithrien, repassant sous la nuée obscure qui recouvrait le royaume, un pâle soleil jeta ses rayons rougeoyants sur le champ de bataille noirci du sang des héros tombés pour défendre la liberté. Alors que Vargas rassemblait dans les bois environnants les troupes et dénombrais les pertes et les blessés, le Blanc Seigneur arrivât enfin sur la plaine. Revêtu de l’armure étincelante des Dragons il s’avançât et ordonna le retrait de toutes les troupes restant aux abords de la forteresse.
Laeliann, depuis la pierre ou elle se tenait encore, se tourna vers son prince qui marchait vers Stirdalinn resté maintenir le rempart magique.
Le seigneur Serpion, calme et serein, plongea son regard dans les yeux toujours souriants du mage,

- Le moment est venu, mon vieil ami, dit-il.

Le vieil homme se redressât alors et son air se fit grave un court instant, le jeune prince saisit le fourreau qu’il portait au flanc et le tint devant lui comme en offrande. Stirdalinn hésitât un instant puis dessinât dans l’air un symbole qui devint lumineux, un symbole identique apparut sur le fourreau qui se mit à rougeoyer d’une sombre aura. Le sceau était levé, Naurhwind, le « Feu Tournoyant », fut libérée.

Le pont-levis s’abaissât alors et les portes s’ouvrirent, Mriandoss se tenait dans l’embrasement de ce qu’il restait de l’intérieur de la forteresse. Ivre de folie et de haine, il avait abattu tout les gardes qui avaient reculés devant l’assaut, et la cour n’était plus qu’amoncellement de corps inertes et brasiers.
Stirdalinn, voyant l’horreur qu’avait jeté Mriandoss fut rempli de haine et fit un pas avant que la main du prince ne se posât sur son épaule pour le retenir. Leur regard se croisèrent et le mage hochât la tête avant de disparaître pour réapparaitre aux cotés de Laelian sur le tertre au milieu des Démons et des loups autour desquels il dressât ses barrières les plus puissantes.

Le regard du Blanc Seigneur suivit le Mage sous la lueur d’un dernier rayon de soleil et revint sur les portes alors que Mriandoss avançait devant la forteresse en flamme. Il dégainât Naurwhind avant d’être frappé par la première vague de noirceur et de haine que l’infâme répandait sur lui. Dans l’esprit du jeune prince revinrent en un instant les souvenirs des contes de son père lorsqu’il était enfant, les années magiques passées à Tenmiren …
Voyant le sombre usurpateur avancer et rejeter sur lui toujours plus de haine et de vision maléfique il se remémora les visages de tout ceux qui étaient tombés pour l’avoir suivi, pour avoir cru en lui, et Naurwhind, nourrie par tant de haine et de fureur, flamboyât du feu occulte qui l’animait jadis.
L’héritier du Roi Thorwall fit un pas en avant, porté par ses immenses ailes déployées il se jetât sur le sombre seigneur qui, saisissant son glaive noirci par le sang répandu ce jour, se lançât dans une course folle à son encontre.





Le choc fut titanesque et projetât alentour des monceaux de terre et de rochers, les deux seigneurs déployaient leur pleine puissance dans cet ultime combat, mais plus Mriandoss répandait de haine et de colère plus les coups du Blanc Seigneur étaient puissants car nourris de ce noir pouvoir et guidés par la volonté la plus pure.
D’une esquive naquit une ouverture que Serpion saisit d’un revers, manquant de peu son adversaire la pointe enflammée traçât un fin sillon sur le poitrail du seigneur qui reculât vivement se remettant en garde à six pieds du Blanc Seigneur. Celui-ci levât Naurwhind au dessus de sa tête joignant ses deux mains sur la poignée d’où ne s’élevait plus maintenant qu’une immense flamme dévorante en guise de lame.
Mriandoss fut ébloui par la lumière qui émanait du jeune prince et ne vit ni ne compris quoi que ce soit quand la flamme s’abattit sur lui, le réduisant en cendres et détruisant sous le choc le pont levis, les portes et tout le flanc de la forteresse.

Tout n’était plus que poussière et cendres, la forteresse embrasée donnait à cet épais brouillard un aspect d’enfer sanguinolent qui ne devint que plus tangible lorsque s’avancèrent les Démons vers leur nouveau maitre. Les doigts noueux du vieux mage claquèrent d’un coup sec dans le silence oppressant qui s’était créé après la tourmente du combat, une brise légère naquit emportant fumées et cendres et les hommes sortirent des bois pour aller éteindre les incendies. Le seigneur Serpion se tenait droit devant l’excavation laissé par son attaque.
Naurwhind était redevenue une lame d’un noir profond d’où émanait toujours une lueur rougeoyante. Il restât un long moment ainsi le regard fixé sur la lame maléfique, un éclair jaillit des nuages, une sombre pluie s’abattit et vint laver le champ de bataille. Sous les gouttes, le Blanc Seigneur relevât le visage, les yeux fermés, la sombre épée perdit toute aura maléfique et il la rengainât dans son fourreau.
Stirdalinn arborait son eternel sourire en approchant du nouveau Roi de Lorithrien, Serpion le lui rendit en tendant le fourreau devant lui comme auparavant, la rune fut remise en place et le sombre pouvoir de Naurwhind scellée à nouveau.

Les peines furent grandes en découvrant la réalité des méfaits du règne de Mriandoss. Mais il fallait désormais reconstruire le royaume et reprendre espoir en l’avenir. La forteresse fut reconstruite et consolidée, petit à petit le temps emportait les jours sombres, Stirdalinn, Vargas et Laelian furent nommés généraux, Stirdalinn chargé des finances et du recrutement des sorciers, Vargas responsable des troupes armées et de la défense du royaume et Laelian, ayant sous son contrôle l’armée des créatures sacrées, fut aussi nommée a la tête du service de renseignement.
Le seigneur Serpion se retirât au manoir de Tenmiren, laissant à ses généraux le soin de reconstruire la capitale et l’économie du royaume, de sombres nouvelles venaient du Nord contant l’incursion de seigneurs lointains sur nos terres et la présence sur les frontières d’un seigneur de grande réputation porteur d’un message pour le nouveau Roi de Lorithrien.


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Dernière édition par Serpion le 31/5/2008, 13:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Parcequ'il faut un commencement ...   30/1/2008, 01:47


Arrivée à la Cité Perdue


Le soleil déclinait au couchant sur les plaines du royaume, quelques cavaliers chevauchaient à fière allure levant un voile de poussière dans leurs sillages. Un homme seul se tenait en leur passage, droit et fier il regardait en direction des cavaliers, un sifflement et les chevaux en un seul mouvement fondirent sur lui et encerclèrent l’étrange personnage pointant en sa direction des lances étincelantes. Leurs armures et casques tout aussi scintillants semblaient des miroirs et sous le soleil couchant lançaient des rays de lumière pourpre.
Un cavalier approcha, les lances s’écartèrent, une puissante voix tonna.


- Je suis Seigneur en ces terres et ne permet nulle intrusion en celles cis, présente toi étranger ou s’en est fini de ton errance.

De sous un large chapeau l’homme leva vers le seigneur un regard lumineux, et exprima son message, l’invitant à se présenter aux portes de la Cité Cachée, décrivant moult merveilles et savoirs, en quelques mots simples et enchanteurs il avait décris le refuge et emporté les esprit des guerriers vers de lointaines rêveries.
Le dernier rayon de soleil jeta un ultime reflet d’or sur le casque du Seigneur et la nuit fut sur eux, obscurité subite leur faisant ressentir plus durement la solitude dans laquelle les guerres incessantes les avaient plongés. Reprenant ses esprits le Seigneur regarda en direction de l’étrange personnage, mais il ne vit là qu’un cercle de fer de lances vide, comme si le messager s’était envolé avec le crépuscule. A sa place restait une carte indiquant comment se rendre en la Cité Cachée qu’il avait décrit.


Le seigneur, sans plus attendre, fit rassembler ses armées, fit inventaire de ses armes et tous prirent la route pour se rendre en cette cité enfin révélé. Après un long voyage par delà les terres ils arrivèrent enfin devant les immenses portes. Il mit pied à terre, dépêcha un page pour déchiffrer les différentes instructions se trouvant affichées à l’entrée et installa le campement pour ses troupes dans une clairière proche. A la tombée du jour il se défit de son armure et, vêtu d’une tenue blanche, s’avança devant les portes et planta son épée a terre.

- « Nobles et sages conseillers, je m’en remet a votre jugement. Un étrange destin a guidé mes pas jusqu’en cette demeure et je viens y quérir quiétude et partage. C’est désarmé et sans défense que je me présente a vous. Mes troupes campées à quelques pas n’attendent qu’un mot de votre part pour rejoindre vos rangs et s’instruire de vos sages paroles. Quand a moi je n’aspire plus qu’a apprendre et partager mon humble savoir. »

Laissant la son épée le Seigneur rentrât en son campement et laissa quartier libre a ses troupes qui percèrent nombre de tonneaux de bières et mirent autant de viandes en broches, ce fut soir de fête devant les Portes de la Cité, et la musique s’élevât en volutes, rythmée par les chants, les clameurs et les rires …

...



Kain, haut conseiller de la cité, avait entendu tout ces brouhaha, cette journée l'avait completement épuisé, il ne se leva qu'à l'aube du jour pour sortir des remparts de la cité. Là, quel etonnement de voir autant d'homme déjà au garde-à-vous et devant cette armée un homme fier de son allure, la guerre avait façonné cet homme, ces multiplues cicatrices en étaient la preuve. Kain s'approcha non sans peur de l'individu:

"Etranger, je viens moi même à ton encontre, j'ai eu vent de tes nombreuses batailles remportées par delà Inutopia, on m'a décrit de toi comme un homme valeureux, fort et victorieux faisant couler le sang sans remord ni plaisir. En tout les cas, tu es un seigneur respectueux, qui me rappelle la même jeunesse que j'ai vaicu autrefois, tu mériterais mille fois de rentrer à la cité perdue et de devenir varden. Mais pour cela, je ne suis pas seul, d'autres conseillers dirigent et gouvernent cette grande civilisation qu'est la cité perdue. Je dois rassembler le conseil pour que nous donnions tous notre avis afin de savoir si oui ou non tu mérites de devenir Varden."

Kain, fier Varden de la cité recula sur ces pas sans lui tourner le dos, ce ne fut qu'au moment où il arriva au niveau des portes qu'il s'empressa de tourner les talons et d'aller droit à la salle du conseil. Les portes se refermèrent aussitôt derrière lui.
Les portes se rouvrirent quelques instants plus tard, un messager venait à lui, et lui dit tout en se courbant:


"Faites une halte à la taverne vous rafraichir un peu, et discuter avec des gens de la cité


...

A quelques pas des seigneurs Serpion et Kain, une jeune femme, le visage à moitié caché, se tenait debout derrière une statue. Elle ne put s'empêcher d'écouter la conversation. Elle entendit les propos du premier seigneur et ensuite du second. Elle s'avança vers eux et dit :

"Bonjour mon cher Kain et bienvenue à toi bel étranger. Ton discours est beau et exemplaire. Je te dis à bientôt. Je m'en vais de ce pas vanter tes qualités au près des autres conseillers."

Elle disparut subitement comme en un tour de magie.



...

Une douce brise bruissait dans les feuilles et faisait onduler les étendards ornés d’une sorte de dragon crachant le feu. Depuis le discours du conseiller Kain, et la mystérieuse disparition de l’ardente conseillère, quelques seigneurs s’étaient a leur tour présentés plus ou moins adroitement et les mêmes conseillers revenaient leur faire part des avis du conseil. Sur une colline avoisinante, à l’ombre d’un auvent le seigneur et ses conseillers étaient attablés devant de lourds grimoires. Se tenaient là le sage Stirdalinn, responsable des magiciens, et la douce Laelian, maîtresse des fauves et démons. En retrait, adossé à un arbre le sombre Vargas, général des armées, scrutait les immenses portes qui étaient restée fermées depuis la dernière intervention du haut conseiller. En bout de table le haut seigneur en blanche tenue sur son trône d’argent restait silencieux et songeur.

- Fi de cette vaine attente, siffla Vargas, que faisons nous ici, prenons la forteresse d’assaut et lâchons nos Démons, si elle contient tant de merveilles nous n’avons qu’a nous servir plutôt que de quémander tels d’infâmes mendiants…

Le sage Stirdalinn se leva à ces mots et frappa la table de son poing

- La paix Vargas ! n’est tu pas las de tous ces combats et de tout ce sang versé pour amasser toujours plus de richesse, notre seigneur guide ses hommes ou bon lui semble et nous n’avons jamais eue à souffrir de ces décisions. Et quand bien même nous mènerions l’assaut sur la cité caché, nous ne ferions que frapper le vent, elle disparaîtrait à notre vue et ne serais jamais plus accessible à aucun de nos sujets.

- De toute façon les démons et les loups ne nous serviraient a rien en cette guerre, dit Laelian de sa douce voix, ils sont d’un calme inattendu aussi loin de leurs territoires et refuseraient de se dresser contre ces portes.

- Alors il ne nous reste qu’à attendre et ripailler tels des paysans, n’avez-vous pas vu les rapports, nos cités sont assaillies par nombre d’armées qui pillent encore et toujours nos richesses, et pendant ce temps, le blanc seigneur attend le bon vouloir de quelques prétendus sages pour poursuivre sa route…

Laelian se levant à son tour, prit un air enjôleur et venant s’appuyer contre le trône d’argent, susurra avec un fin sourire.

- Douterais tu de la clairvoyance de notre seigneur, Vargas ? Ta hardiesse te pousse à de vaines médisances, pour sur, ces sages sont bien plus instruits des secrets de ce mondes que tu ne le sera jamais alors pèse tes mots et ravale ta soif de sang avant qu’elle ne soit étanché par le tient.

Le seigneur hocha la tête à ces mots, il se leva lentement en repoussant son siège et regarda en direction des maisonnées levées devant les portes.

- Le haut conseiller Kain a parlé d’une taverne en ces murs. Allons voir ce que ce pays offre de plaisant à consommer.

- Et bien ! allons encore nous aviner, les soldats ne supporteront pas longtemps…

En un éclair la main du blanc seigneur fila et saisit le cou de Vargas le soulevant de terre malgré son immense stature et la cuirasse d’acier qu’il portait en permanence.

- Général Vargas, vos paroles sont les bienvenues et toujours des plus avisées en temps de guerre, voyez le calme qui règne en ces lieux, s’il vous prenait encore une fois, une seule fois, de troubler ce calme par vos propos vindicatifs sachez qu’ils seront les derniers que vous prononcerez. Maintenant allons en cette taverne et apprécions la qualité de nos hôtes.

Rejetant le général à terre, le seigneur fit demi tour et prit la direction de sa tente pour se préparer à la fête d'officialisation Varden de Boys39…



Kain, surpris de la décision du conseil, arriva devant ce fier seigneur qu'est serpion, et lui dit:

"Je vois que votre armée est rudement bien dirigée mais selon moi il vous manque encore de la puissance. Cette puissance, vous allez pouvoir la puiser dans notre belle cité car vous êtes bel et bien accepté. De plus, ce ne sera pas un prêtre qui vous apprendra les ficelles dans le monde d'Inutopia mais bien moi. Alors je te demande, permet moi de te tutoyer, de te rendre à l'école varden pour demander une quête. A la fin des quêtes que je te proposerai tu deviendras Varden officiel, jusqu'ici tu n'es encore qu'apprenti varden."

Kain reparti dans ses quartiers en un pas assuré.


...


Long fut le silence après l’intervention du Haut conseiller, Le Blanc Seigneur sur son trône d’argent était resté immobile les yeux fixés sur les immenses portes. Enfin il fit un mouvement les trois généraux qui attendaient silencieux en retrait avancèrent d’un pas sachant que le moment était venu. La voix douce et calme du Seigneur emplie l’air d’une franche conviction.

- Vous avez entendus les paroles des Sages, notre puissance peut encore être supérieure à ce que nous avons jusqu’alors connu. Général Vargas, Prenez nos troupes et rentrez au royaume former de nouvelles recrues, nous devons faire honneur à la confrérie qui nous accueille, Laelian tu resteras avec moi ici nous devons trouver le moyen d’augmenter notre potentiel d’investigation. Stirdalinn retournez à vos études, nous vous feront savoir s’il est besoin de vos conseils.

Il n’était besoin de rien d’autre. Ces mots prononcés les deux hommes se tournèrent vers leur accomplissement, Laelian elle vint s’appuyer contre l’un des accoudoirs

- Crois tu qu’ils puissent vraiment nous aider ? Les prophéties sont claires et tu le sais. Les nuages s’amoncellent à nos frontières. Espérons que leurs conseils nous permettent de réunir une force suffisante pour nous protéger ou s’en sera fini de ta royale lignée.

Serpion leva un regard clair et souriant vers la jeune femme, seule personne en son royaume capable de le contredire sans essuyer son courroux.

- N’ais crainte Laelian, le destin nous a guidé devant ces murs, ce qui est prophétisé n’est pas encore, reprenons confiance en l’avenir et voyons ce que ces Sages peuvent nous apprendre.

Il se leva enfin regardant tout autour les préparatifs de son armée prête à regagner les fortifications de sa cité pour y suivre de nouveaux entraînements, accompagné par la jeune femme il fit route vers l’école Varden…


(Je me suis permis de reporter ici le post de la tour de garde de peur qu'il soit éfacé ^^)

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MessageSujet: Re: Parcequ'il faut un commencement ...   24/1/2009, 12:27

(F)Lame Obscure ...




Il existe, en ce monde de rêves et de magie, nombre d’armes et d’artefacts dont les pouvoirs dépassent toute imagination … Il est dit, dans d’anciennes légendes que le Magicien Blanc, après la dernière bataille contre les forces obscures, vint en notre royaume et remit à notre bon seigneur l’épée qu’il avait remporté lors d’un combat contre un Démon de l’Ancien Temps.

Einardil fit grand honneur à ce présent, emporté par la puissance de l’arme dont la moindre blessure était mortelle et qui indifféremment mordait de sa flamme le fer ou la roche, il sema la désolation sur les champs de bataille et remporta nombre de victoires sur les royaumes voisins. Mais, bien que brave, Einardil vit son cœur se corrompre sous l’influence du glaive maléfique. Dans ses derniers instants de lucidité, ou dans ses premiers excès de folie, il s’enfuit avec l’épée dans les montagnes du nord et l’on n’entendit plus jamais parler de lui …

Plongé dans les archives de la famille royale, le prince Thorwall vit en cette légende l’espoir d’à nouveau faire resplendir le nom de son royaume. Les forces obscures levaient leurs armées à l’est, et déjà étaient parvenus au château des rapports indiquant que les villages des frontières étaient pillés et mis à sac par d’étranges créatures maléfiques. Cette arme lui permettrait de repousser les démons et protéger ses terres contre les assauts des royaumes voisins, car en son cœur il ne désirait nulle autre chose que de faire prospérer en paix son pays.

Par une matinée d’automne, alors qu’à l’est des nuages toujours plus menaçants donnaient à l’aube des reflets infernaux, Thorwall prit la route du nord accompagné par son ami, le mage Stirdalinn. Ils errèrent durant des jours à la recherche du moindre signe pouvant indiquer que l’aïeul du prince était passé par là. Un pic en particulier attira leur attention et ils se dirigèrent vers ses rochers dénudés et noircis. Une pente douce les mena à son pied. A cet endroit, la roche noire s’ouvrait en un gigantesque couloir plongeant au cœur même de la montagne et dont l’obscurité paraissait engloutir toute lumière.

Un étrange grondement monta de la pénombre, le jeune mage sentit les vagues malfaisantes et tumultueuses de l’être qui s’abritait là le frapper de plein fouet. Le grand dragon les avait lui aussi senti, ce furent d’abords deux yeux qui s’enflammèrent dans la noirceur profonde de la grotte, pas un bruit ne semblait provenir de ses déplacements et le vent lui-même tut son triste mugissement lorsque la bête parut en pleine lumière. Sans autre prémices, le dragon inspirât bruyamment et déversât sur les deux intrus un flot de flammes ardentes. Vifs comme l’éclair, les deux combattants réagirent de concert. Droit devant la bête le jeune mage invoquât une barrière que nulle flamme ne pouvait franchir, à l’instant où le déluge de feu cessât, il abaissa la barrière et invoqua des anneaux de glace afin d’immobiliser l’animal. Thorwall s’élançât alors et de son épée transperçât le cœur du dragon qui, dans un râle de surprise, fut terrassé sur l’instant.

Après le bref fracas du combat, un silence de plomb s’abattit à nouveau sur la montagne. Alors que les derniers rayons de soleil s’estompaient dans un dernier flamboiement, les deux guerriers descendirent dans les entrailles de la sombre grotte. Le mage joignit les mains, une faible lueur s’éleva, elle leur procurait juste assez de lumière pour qu’ils puissent distinguer les parois de l’immense couloir par ou était sorti le dragon. Ils descendirent un long moment, ressentant toujours cette sombre pulsation qui allait en s’amplifiant, tantôt les repoussant, tantôt semblable à quelque murmure enjôleur.

Ils entrèrent dans une immense pièce taillé dans la roche, six colonnes gigantesques maintenaient une voute ornée de sculptures anciennes. Des portes colossales fermaient autrefois le passage par lequel ils pénétraient dans l’antique Cité Naine. Elles gisaient des deux cotés de l’ouverture, brulées et piétinées par l’armée de dragons qui avait envahie l’un des ultimes bastions Nains lors des premières Grandes Guerres. Le descendant des dragons victorieux qu’ils avaient occis à l’entrée de la grotte, avait élu domicile en ce lieu et c’est dans cette salle qu’il entreposait les richesses pillées au cours des Ages. Le jeune mage, d’un geste de la main, fit s’élever la gemme de lumière qui grandit et rayonna tel un nouveau soleil. La tanière du dragon ne dérogeait pas à la légende et recelait nombre de trésors perdus. La claire lumière fit étinceler la montagne d’or, de pierres précieuses et de bijoux, se reflétant sur autant de miroirs, elle venait ensuite lécher les murs, dévoilant les fresques représentant les heures de gloire de l’ancien peuple Nain.

Un étroit passage s’ouvrait à l’autre bout de la salle. Les deux hommes perçurent un pas lent qui venait à leur rencontre. Thorwall saisit son épée et se mit en garde, le jeune mage concentra ses forces et toute leur attention se porta sur la fine ouverture. La frêle silhouette décharnée d’un vieillard se dessina dans la claire lumière de la gemme. Vêtu de guenilles, le cheveu hirsute et une longue barbe blanche lui dissimulant le bas du visage, il se redressa et fixa des braises ardentes de son regard les deux jeunes hommes. A son flanc, pendait un fourreau d’où rayonnait une sombre aura rougeoyante. Sa voix lorsqu’elle s’éleva sous la voute prit une puissante résonance et emplit la salle entière.


- Fils de mon sang, tu viens ici réclamer ton héritage ! J’ai autrefois écarté ce fléau de la lumière du jour afin qu’il ne puisse nuire aux hommes ! Rebrousse chemin, ta quête est vaine !

La force de la voix du vieillard et son ton n’offraient aucune place à la discussion. Thorwall rengaina son épée et soutenant le regard de son ancêtre contourna la montagne doré et s’avança vers lui. Il s’arrêta à quelques pas, faisant face de toute la force et la fierté de sa jeunesse, et la voix emplie de respect et de solennité il déclara.

- Einardil, ce n’est point en ennemi ou en tyran que je viens chercher cette lame, l’honneur que tu as enseigné à tes fils coule en mes veines aussi surement que ton sang. Je suis venu te libérer de cette lame maudite et t’offrir le repos qu’enfin tu mérites. N’aie crainte, la haine ne guide pas mon bras et c’est pour défendre nos terres que sa puissance m’est nécessaire…

Le vieil homme esquissa l’ombre d’un sourire qui tordit sa barbe emmêlée.

- Foutaise que cela, tonna t’il, les Hommes ne recherchent que la puissance et la domination, la convoitise a menée tes pas jusqu’ici, retourne en ton royaume et vis en paix.

- La paix est bien loin de mon royaume, reprit le jeune homme, des seigneurs toujours plus puissants envahissent nos contrées et les forces obscures lèvent de nouvelles armées à l’est. L’heure n’est plus à subir ces assauts mais à réunir toutes les forces possibles pour lutter contre notre anéantissement.

- La colère et la violence t’aveuglent Thorwall, l’épée ne fera que les attiser plus encore et te mènera à ta perte. Mais puisque tu insistes, viens donc prendre ton du, si tu en es digne …. Sache qu’en tout autre cas, seule la mort t’attend.

Ces paroles prononcées, Einardil, d’un pas souple, fit demi-tour et s’engouffra dans l’étroit passage par lequel il était arrivé. Thorwall le suivit laissant le jeune mage seul dans la salle ou s’étendait le trésor du dragon.

Trois jours s’écoulèrent. Stirdalinn avait en plusieurs sorts transféré l’or et les bijoux dans les coffres de Tenmirren. Maintenant il s’appliquait à déchiffrer les textes et les fresques murales décrivant l’Age d’Or du peuple Nain qui avait bâti cet endroit. Souvent son regard devenait vague et se reportait sur la petite ouverture par laquelle Thorwall s’était enfoncé au plus profond des montagnes. L’attente devenait insupportable et au matin du quatrième jour un pas lourds interrompit sa méditation.

Il se releva, dressa ses plus puissantes protections magiques et se tint en garde, face au passage. Le seigneur Thorwall apparut dans la lumière de la gemme, ses yeux perdus dans une sombre folie erraient sans but, son pas était pesant et il tenait en sa main le fourreau de l’épée maudite. Lorsqu’il s’aperçut de la présence du mage il sembla ne pas le reconnaître et son regard vide s’emplit de fureur. Il mit la main à la garde et commença à sortir l’épée. Des flammes rougeoyantes léchaient déjà le fourreau lorsque le mage, voyant qu’il ne pourrait rien faire contre un tel pouvoir, hurla de toutes ses forces.


- Seigneur Thorwall ! Reprenez raison !

Thorwall suspendit son geste. Un instant, son regard se troubla, les paroles du Mage tournaient en son esprit ou s’affrontaient la raison et la folie. Un silence profond se fit tandis qu’ils se toisaient. Le regard du seigneur s’éteignit soudain et il s’effondra aux pieds de son compagnon, serrant contre lui le fourreau qui semblait s’être apaisé et dont l’inflammation commençait à décroitre.

Stirdalinn comprit que les combats que son seigneur avait menés contre son aïeul avaient épuisé toutes ses forces. C’était la première fois qu’il voyait son maitre faiblir et il n’en fut que plus troublé. Abaissant sa garde, il fit approcher la gemme lumineuse qui dardait toujours l’obscurité de ses rayons, Thorwall était apparemment endormi, le mage décida d’ouvrir un portail magique menant en leur royaume, il souleva son seigneur et en franchit le seuil pour le déposer dans sa chambre du Manoir de Tenmirren

Même plongé dans un profond sommeil, Thorwall continuait à serrer contre lui l’épée qui enfin retrouvait la lumière du soleil. Elle s’apprêtait à répandre à nouveau le feu et le sang par delà les royaumes, mais pour l’heure, Naurwhind, le feu tournoyant, sommeillait elle aussi et, dans l’ombre, commençait à ronger l’âme de son nouveau Maitre.



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MessageSujet: Re: Parcequ'il faut un commencement ...   6/2/2009, 00:55

.



Quand l'Ombre s'étend.





Cela faisait maintenant plusieurs mois que le seigneur Thorwall était revenu de sa quête dans les montagnes. Souffrant d’étranges malaises il s’était retiré en la demeure ancestrale sur les bords du lac de Tenmirren. En ce frais matin d’hiver, alors qu’un épais manteau neigeux semblait avoir posé sa chape de silence sur tout le royaume, un émissaire se présenta au Manoir. Ses vêtements frustres, sa longue barbe traînante et son ton rocailleux ne laissaient aucun doute sur son appartenance au peuple des Nain du Nord. Les descendants du peuple de Draïn, qui avaient été chassés par le grand Dragon des Monts Sombres, avaient eue vent de l’aventure menée par Thorwall et Stirdalinn aux confins de leur ancien royaume. Ce petit être venait à sa rencontre pour demander, autant qu’un nain peut demander, l’autorisation de reprendre possession de l’ancienne Cité sous la montagne

Thorwall fut grassement récompensé pour avoir tué le Dragon et il n’apposa aucune condition au retour des Nains. Mais Stirdalinn, qui connaissait bien des faits, prévint le nain qu’une horde d’Orques et de Trolls avait, à leur tour, profités de la mort de la Bête pour investir les cavernes creusées par les nains. Thorwall, dans sa grande bonté décida de leur prêter main forte dans la reconquête de la Cité souterraine. Il fit préparer un immense bataillon commandé par son propre frère, Mriandoss et envoya son jeune ami Stirdalinn afin de l’assister dans les combats. Quelques jours après le départ du nain, cette armée prit la route en direction du nord à la rencontre de la colonne naine qui, selon les guetteurs, avait déjà franchi la frontière Est du royaume.

Après cinq jours de marche intensive, l’armée arriva au pied de la sombre montagne. A l’est un épais nuage de poussière marquait l’avancé rapide des Nains qui devaient rejoindre le point de rendez vous dès le lendemain matin. Mriandoss fit dresser le campement sur la plaine qui s’étendait entre les bois de Northwood et les Monts Sombres, ainsi nommés à cause de la teinte qu’avaient pris les rochers après l’assaut des grands Dragons contre la Cité naine. Des gardes furent mises en place et, dès le coucher du soleil, les hommes s’accordèrent un repos bienfaiteur.

Une lune ronde fit son apparition entre deux nuages, ce fut comme un signal de la nuit à l’obscurité. Sur les flancs de la montagne s’allumèrent des dizaines de flambeaux et de chacun sembla s’élever un mur de flammes. La pluie de flèche orque s’abattit sur le campement et en quelques instants à peine un grand nombre de tentes furent la proie des flammes. Les hommes, tirés de leur sommeil, couraient en tout sens et tentaient de s’abriter des mortels dards enflammés. Lorsque le grondement des infanteries orque se fit entendre, c’était déjà la débandade parmi les rangs des hommes. La sombre armée déferla de la montagne, comme vomie par ses cavernes aux innombrable débouchées. Assoiffées de sang, les créatures frappaient avec force et rage et faisaient d’énormes ravages.

Mriandoss fit sonner la retraite, les archers qui enfin avaient réussis à prendre suffisamment de distance couvrirent le recul de la garde en fauchant les premiers rangs orques. Mais ceux-ci n’avaient pas même pris la peine de les poursuivre. Soudain figés et silencieux ils dressaient leurs cous immondes, humant l’air autour d’eux en se jetant des regards affolés. Alors que les premiers hommes atteignaient la frondaison, les orques se mirent à pousser des cris de frayeur et détalèrent à leur tour vers la montagne. Le rugissement sourd qui tomba des nimbes fit trembler la montagne elle-même et remplit d’effroi le cœur des plus fiers guerriers. Un Grand Dragon surgit des nuages et fondit sur la plaine en déversant son flot de flammes sur les fuyards des deux camps. Les écailles noires comme la nuit reflétaient la lumière des incendies qui partout sévissaient, et semblaient parer le grand dragon d’une robe aussi flamboyante que son souffle. Après avoir effectué une grande boucle, la bête revint à la charge sur la plaine maintenant vidée par les guerriers des deux camps.





Ne voulant laisser ce dragon se poser et prendre possession de la montagne, Stirdalinn s’avança alors, et la brume qui commençait à se lever des bois de Northwood prit autour de lui une étrange consistance. Cinq silhouettes se formèrent, avançant d’un même pas. Tous ceux qui de leur cache observaient la scène, purent voir les Mages qui dans les vieilles légendes peuplaient ces bois enchantés, s’avancer aux cotés du fidèle ami de leur Seigneur. Lorsqu’ils s’arrêtèrent au milieu de la plaine, les cinq mages en tenue blanche dressèrent autour de Stirdalinn un rempart de leurs sorts. Les flammes du Dragon s’abattirent à nouveau, avec d’autant plus de fureur qu’il avait senti la magie de ces hommes, et que parmi tout ce qu’il existait dans ce monde, c’était l’une des seules qu’il redoutait.



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MessageSujet: Re: Parcequ'il faut un commencement ...   14/2/2009, 18:44





Le combat dura un long moment, à chacun de ses passages le dragon attaquait avec plus de force mais le rempart tint bon. En son centre, Stirdalinn psalmodiait ses incantations en rassemblant la puissance que lui offraient maintenant ses cinq partenaires. Alors que le dragon décrivait une nouvelle boucle pour revenir sur eux, le bâton du mage irradia d’une vive lueur. Les rayons se concentrèrent sur la bête terminant son arc et fondant sur le frêle groupe de mages. La lumière qui émanait du bâton devint plus intense encore, aveuglante. Le dragon fit un écart, mais c’était déjà trop tard. Le gigantesque portail de lumière, que Stirdalinn avait ouvert sur sa trajectoire, l’emportait inexorablement de l’autre coté de ce monde. Le silence s’abattit sur la plaine, le portail de lumière disparut en une gerbe étincelante illuminant un dernier instant les silhouettes blanches qui se formaient dans la brume.

Les premières lueurs de l’aube commençaient à poindre à l’horizon lorsque résonnèrent les tambours de guerres Nains. La colonne puissamment armée entrait sur la plaine et les rayons du soleil naissant faisaient miroiter mille couleurs sur ces armures forgées par les plus grands maîtres de l’ancien temps. Mriandoss accueillit la nouvelle avec joie, les pertes qu’il avait subies lors du premier combat ne lui auraient pas permis de résister à une nouvelle nuit d’assauts.

Le Roi Beillin, descendant de Traïn et par conséquent héritier du trône de la Cité souterraine, fut accueilli par le frère du seigneur Thorwall en personne. Les guerriers nains voulurent en découdre sur l’instant avec les envahisseurs de leur Cité, mais le sage Stirdalinn parvint à convaincre le monarque de retarder l’attaque le temps qu’il aille prévenir son maître. Les mages des bois de Northwood s’assemblèrent à son commandement, ils dressèrent autour du campement un rempart magique à même de retenir les sombres guerriers jusqu'à son retour. Dès que ses ordres furent exécutés, il ouvrit un nouveau portail de lumière et se retira du chaos qui s’étendait désormais aux pieds des Monts Sombres.

Thorwall fut abasourdi par les nouvelles que lui porta son fidèle ami. Les hommes perdus par la bêtise de Mriandoss, l’apparition d’un grand Dragon attiré là par la violence et la fureur des orques, l’intervention des Mages de Northwood et enfin l’arrivée de Beillin et ses troupes … L’incursion des forces obscures sur le royaume de Lorithrien n’avait que trop durée. Naurwhind, le Feu Tournoyant, fut à nouveau descellée, et aussitôt il se rendit sur le champ de bataille.

Lorsqu’ils revinrent sur la plaine la journée s’était écoulée. Thorwall parut en premier et fut accueilli par le Roi Beillin, Stirdalinn, tel une ombre, les suivait silencieusement. Tout deux entrèrent dans le grand pavillon dressé au centre du nouveau campement fourni par les mages. Les attendaient là Mriandoss et trois représentant du peuple de Northwood.

A l’extérieur, la nuit commençait à tomber et des flambeaux furent allumés. Le rempart magique reflétait par endroit la lueur des flammes et ce miroitement rassurait les soldats dont le courage faiblissait au son des glapissements et des grognements qui montaient des cavernes proches.



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Dernière édition par Serpion le 14/2/2009, 18:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Parcequ'il faut un commencement ...   14/2/2009, 18:44

...

De sombres nuages s’amoncelaient, une pluie fine s’abattit, et sous le couvert des arbres, hommes mages et nains partageaient quelques boissons en devisant de leurs anciens faits d’armes. Sous le pavillon, la stratégie s’élaborait.

L’aube parut, sombre et maussade. La fine pluie s’était transformée en violent orage et le tonnerre résonnait, roulait et se perdait en longs échos sur les flancs de la montagne meurtrie.

Les armées furent divisées, chacun des groupes contenait en égale proportion des soldats humains, nains et des mages spécialisés dans les arts occultes du combat. Mais alors que ces groupes créaient autant de diversions en infiltrant les couloirs auxiliaires que les nains leur avaient indiqués, Thorwall, Beillin et Mriandoss furent transportés par Stirdalinn à l’entrée principale de la Cité souterraine, au devant du grand boyaux face auquel le seigneur et le mage se tenaient quelques mois auparavant.

Dans tout les souterrains le même spectacle se répétait, les mages en première ligne déversaient sur leurs adversaires leurs sorts les plus puissant, et lames et haches achevaient à leur suite ce qu’il restait des bataillons orques qu’ils rencontraient. L’avancée des armées alliées se faisait progressivement et sûrement. Mais c’était sans compter sur la malice des sombres combattants. Les orques survivants opéraient de tels replis qu’ils conduisaient les différents groupes dans les couloirs vers des salles plus hautes ou se terraient des bataillons de gobelins armés de puissants arcs.

Les flèches pleuvaient dès que les soldats entraient dans ces salles, Les mages qui se tenaient en tête furent touchés le plus gravement et petit à petit les groupes se retrouvèrent bloqués et contraints à faire demi tour afin d’emprunter d’autres voies.

A l’entrée principale le groupe du seigneur Thorwall entama la descente. Le seigneur en tête libérait le pouvoir de sa sombre lame et les flammes qui la recouvraient déjà, semblaient obscurcir jusqu'à son âme tant il mettait de rage dans ses coups. Les haches de Mriandoss et du Roi Beillin n’étaient pas en reste, mais bien qu’aguerris aux arts de la guerre tout deux peinaient à suivre le seigneur qui dévastait les rangs ennemis comme de vulgaires fétus. Stirdalinn, en retrait, observait son ami et de quelques mortelles salves d’énergie défaisait les tireurs embusqués.

Les orques, aidés de puissants trolls des cavernes avaient réussi à relever les anciennes portes de la Cité naine et celles-ci se dressaient à nouveau, défendues par un bataillon de Trolls puissamment armés. Stirdalinn n’eut que le temps de se jeter entre le roi Beillin et Mriandoss et de dresser ses défenses magiques. Emporté par les combats, Thorwall ne portait plus aucune attention à ses alliés. Levant l’épée au dessus de sa tête, des flammes jaillirent de ses yeux et l’épée libéra son pouvoir se transformant en une langue de feu qui s’abattit su les trolls terrorisés. Le coup fit trembler la montagne elle-même, dans les couloirs ou les combats faisaient rage, orques et gobelins semblèrent pris d’une rage sans commune mesure, mais plutôt que de se jeter sur les combattants qu’ils tenaient à leur merci, ils détalèrent les laissant là, stupéfaits et inquiets.

Postés derrière les remparts magiques de Stirdalinn, le Roi Nain et Mriandoss ne pouvaient qu’assister impuissants à la libération des pleins pouvoirs de la sombre lame. Les hordes de créatures obscures semblaient déferler de la moindre roche de l’immense caverne, trolls, orques, gobelins se jetaient dans la mêlée aveuglement. Le chaos dans toute sa puissance répondait à ce monstrueux assaut, les corps déchiquetés des immondes guerriers volaient en tous sens sous les coups du seigneur que les flammes entouraient maintenant de toute leur noirceur.

Soudain Thorwall s’immobilisa et tomba à terre, disparaissant dans l’instant sous la marée de combattants, le Roi Beillin fit un pas pour se porter à son secours mais la main fine de Stirdalinn se posa sur son épaule. Levant son autre main, le mage dirigea tout son pouvoir pour renforcer son bouclier. Un rugissement guttural s’éleva du centre de la mêlée, les murs tremblèrent et soudain la température augmenta. Deux immenses ailes s’élevèrent bien au dessus de la horde obscure, fines membranes emplies de sombres flammes. Un souffle ardent se répandit dans la salle et tous furent pris de panique. Un nouveau rugissement fut ponctué par un véritable torrent de feu. Derrière l’abri précaire que constituait le bouclier du mage, Mriandoss vit les trolls, fuyants, dont la peau plus solide que le roc se consumait et tombait en cendres.

Au centre de la salle, Thorwall n’était plus. Un immense Démon au cuir noir comme l’ébène se relevait au milieu de la fournaise. Des flammes sombres léchaient son corps et ornaient son crâne d’une couronne flamboyante. Naurwhind, à sa main, n’était plus qu’un fouet de feu ondulant comme un serpent, la Lame Obscure avait rendu vie à son légitime propriétaire et s’apprêtait à le servir à nouveau. Le Démon tourna sur lui-même à la recherche de nouveaux adversaires à combattre. Dans la salle tout n’était plus que cendres et son regard tomba sur les trois êtres protégés par le bouclier.








Stirdalinn fut terrassé par la noirceur du regard de son seigneur et ami. Le sombre bras s’éleva et Nauwhind claqua dans l’air suffocant. Le mage projeta ses dernières forces dans sa barrière et para le coup mais, épuisé, il s’effondra. es deux guerriers qui se trouvaient à ses cotés se retrouvèrent sans défense devant le Démon qui s’avançait en grondant.

Le sombre bras se leva à nouveau, décidé à en finir avec ces êtres qui lui résistaient mais son geste se suspendit. Une étrange brume envahissait l’entrée et se répandait dans la salle. Reculant et se ramassant sur lui-même le démon gronda et grogna, montrant sa gueule aux dents acérées.

La brume devint plus dense et comme la veille sur la plaine des silhouettes prirent forme. Cinq mages apparurent dans leurs blanches robes, mais ce n’était pas là de jeunes et vigoureux combattants comme ceux venus prêter main forte à Stirdalinn, cinq vieillards, les mains noueuses agrippées à leurs bâtons surmontés chacun d’une gemme coloré, se tenaient maintenant immobile devant le Démon renâclant au centre de l’immense salle. Les cinq Sages de Northwood, sortis de leur Veille Quiète, avançaient de front contre ce Seigneur métamorphosé par la Lame Eternelle.

Le démon fit un pas en arrière projeta son fouet vers les cinq silhouettes. Il n’esquissèrent pas même un mouvement, le mage qui se tenait au centre du groupe leva sa main gauche en regardant la lanière flamboyante s’abattre sur lui et saisit les flammes de Naurhwind à main nues. Surprise, la créature tira violemment pour récupérer son arme, mais la prise du Sage était solide comme l’airain et il ne bougea guère plus.

Les quatre autres Sages s’avancèrent calmement et se disposèrent autour du Démon. Lorsqu’ils l’eurent encerclé, le premier lâcha Naurwhind et dans un même mouvement ils tendirent leur bâton, dont les gemmes brillaient plus intensément encore, en direction de la bête. Le Démon, furieux, tournait sur lui-même et frappait à tour de rôle les mages qui à chaque fois bloquaient la lame pour la relâcher ensuite. Soudain effrayé par la magie qu’il sentait s’amasser et voyant qu’il ne pouvait toucher ainsi ses adversaires, il déploya ses ailes pour s’enfuir. Le premier mage frappa de son bâton le sol devant lui et fut aussitôt imité par ses confrères. Une ligne de lumière apparut autour d’eux et un dôme de cette lumière diffuse se forma pour les enfermer avec le Seigneur possédé. Peu à peu leurs incantations enflaient et couvraient les grondements du Démon, les flammes qui l’entouraient se déchaînaient, comme pour le protéger des sorts de ces vieillards, mais le dôme tout entier s’empli de lumière d’une telle brillance que les deux guerriers relayé au rang de spectateurs durent détourner leur regard. Un dernier hurlement s’éleva, emplissant la salle et résonant dans les couloirs, et le silence qui s’ensuivit, bourdonnant encore de cet écho, laissa dans les cœurs une crainte sans nom.

L’instant qui s’écoula parut une éternité. La vive lumière s’adoucit peu à peu, et le dôme se rétracta. Au centre du cercle que formaient toujours les cinq sages, un homme nu était étendu à terre. Du démon qui l’avait possédé ne restait que les ailes, maintenant d’une blancheur éclatante, qui le recouvraient comme un linceul. La mort ne semblait pas être parvenue à emporter le Seigneur Thorwall, sa poitrine se soulevait calmement comme s’il sommeillait tranquillement. Par leurs sortilèges les Sages de Northwood avaient lavé son esprit et son âme de tout mal, de toute haine et de toute colère. Dans un claquement sourd, ils frappèrent le sol de leurs bâtons. Leur mission était consommée, la lumière qui émanait d’eux disparut et seules brillaient encore, dans l’obscurité qui s’abattait, les gemmes colorées qui ornaient leurs bâtons.

Le Seigneur Thorwall et ses hommes furent soignés dans les bois de Northwood. Les sentiers secrets qui menaient au paisible village furent dévoilés aux nains et eux aussi y furent accueillis et soignés. Mais le mal qui avait envahi son corps etait profond et il fallut au Seigneur de longs mois pour s’en remettre totalement. Mriandoss rentra avec les armées en Heliotopia et la mission de renforcer les défenses du royaume. Les mages acceptèrent de former de puissants sorciers et les nains reprirent leurs extractions et leur forge afin de livrer les meilleures armes aux soldats qui se battaient pour le royaume de Lorithrien.

Lorsque le calme revint et que Thorwall fut remis, se tint un Conseil qui réunissait les cinq Sages de Northwood, le Roi Beillin et le Seigneur. Stirdalinn avait lui aussi été convié pour assister et conseiller son ami. Il fut décidé que le pouvoir de Naurwhind ne pouvait être laissé à la portée de quiconque et les Sages invoquèrent à nouveau leur ancestrale magie pour déposer un sceau sur la Lame empêchant son pouvoir de se déployer. Les nains, qui tenaient en grande estime le seigneur qui leur avait permis de récupérer leur Cité, lui offrirent une armure. Façonnée dans le plus pur diamant, elle protégeait son porteur de toute attaque physique, enchantée par les Sages, elle protégeait aussi son esprit de toute intrusion. Ainsi le seigneur protecteur de Lorothrien pourrait brandir Naurwhind au combat et utiliser sans être affecté par son Démon. Stirdalinn apprit des Sages à sceller et desceller l’épée afin que Thorwall puisse l’utiliser…

Ainsi fut il en d’autres temps, le pouvoir du feu destructeur dans ses mains et revêtu du cœur de la terre, la liberté des cieux au bout de ses ailes et la sérénité d’un lac paisible dans l’âme, le Seigneur de Lorithrien s’en allait le cœur léger. Ainsi débuta la légende. Le seigneur rencontra une belle et douce jeune femme, elle se présenta à lui un soir d’hiver, sur les berges du lac de Tenmirren, il l’aima du premier regard … Mais tout cela est déjà une autre histoire …

...

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