La Cité Perdue

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 Un lot de consolation pour un échec total.

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MessageSujet: Un lot de consolation pour un échec total.    9/9/2010, 15:48

Une nouvelle attaque ? Cette fois ci, l'enjeu pouvait être de taille : Un convoi revenant d'une mine découverte récemment. Le chargement risquait d'être plein à craquer. D'après ses sources, le convoi serait composé de trois véhicules de transports contenant les coffres cadenassés lourdement escortés. Pourtant ce n'est pas ce qui l'inquiétait, elle savait que son armée présentait des unités d'élites parfaitement entrainées et organisées ; il ne restait plus qu'à mettre au point un plan d'attaque et régler l'embuscade à la seconde près. L'effet de surprise ne pouvait en aucun cas être négligé, et c'est sur ce point la que la jeune guerrière s'appuyait systématiquement lors de ses attaques. Enfermée dans son bureau face à ses feuilles de papiers, elle tentait d'élaborer la tactique offensive. Trois conditions devaient être remplie :

- Faire durer le moins longtemps possible les combats
- Bloquer la retraite du convoi
- Bénéficier de la panique des adversaires pendant au moins une minute

Les adversaires seraient en large supériorité numérique, elle avait pertinemment conscience qu'attaquer un tel convoi avec si peu d'armée était de la pure folie, mais l'appât du gain et la vanité qu'engendrerait la réussite du pillage furent les plus fort. Elle riait déjà à l'idée d'entendre parler d'elle et se faire craindre à tous les recoins d'Inutopia. Mais elle remit assez vite les pieds sur terre ; rien n'était encore joué.

C'est au bout de trois heures de réflexion approfondie que Kayoma convoqua dans ses quartiers une dizaine d'archers insouciants et talentueux ainsi qu'une vingtaine de mercenaires maniant les épées avec tact et agilité. Après une demie-heure d'explications, tous retournèrent à l'arsenal se faire armer comme il se devait avec pour ordre le silence le plus absolu concernant l'opération se mettant en place. La stratège fit de même dans ses quartiers. Une fois tout le monde armé, les troupes sortirent de la forteresse par un souterrain débutant dans les oubliettes et permettant de sortir à environ un kilomètre des remparts, la sortie par la porte principale n'aurait pas été assez discrète. C'est donc à la tombée de la nuit que l'embuscade fut enfin prête, il n'y avait plus qu'à attendre.

Les heures d'attente se passèrent dans le silence. Finalement, le convoi apparut progressivement au loin, on pouvait distinguer les lanternes éclairant le sentier s'approcher. Chacun s'était remis sur le pied de guerre, et malgré leur expérience, aucun des soldats, ni même Kayoma, ne parvenait à maitriser leurs battements de cœur ; la pression était immense. Il fallait pourtant garder son sang froid, car c'est de là que découlait la réussite du pillage. Comme prévu, l'escorte était lourdement armée, mais pas plus que prévu, ni moins d'ailleurs ; tant mieux, le plan d'attaque allait pouvoir se dérouler comme prévu. Une fois le convoi arrivé à hauteur de l'embuscade, Kayoma lança l'assaut dans un cri puissant et fougueux.

Huit mercenaires sortirent des buissons pour s'attaquer à la tête d'escorte. Immédiatement après quatre archers déboulèrent sur le sentier à l'arrière du convoi ; ne laissant pas le temps aux sentinelles fermant la marche de se retourner. Le flan gauche avait pour but d'immobiliser les véhicules ; hélas Kayoma avait été trop ambitieuse sur ce côté et seul la roue avant gauche de la seconde carriole pût être cassé avant que les six mercenaires et les deux archers chargés de la mission ne périrent, le crâne fracassé par la puissance les coups hallebardes et de haches. Le flan droit était celui dont la guerrière s'occupait, épaulée par six mercenaires et un archer. Perchés dans les arbres, les trois archers restant abattaient une pluie de flèches sur le champs de bataille. Les combats étaient durs et l'on entendait la résonance du fer des centaines de mètres à la ronde. Les deux camps s'affaiblissaient de seconde en seconde, la bataille n'était pas perdue, mais elle n'était pas non plus gagnée. Pour l'objectif d'un assaut rapide, c'était loupé. Seul quatre mercenaires persistaient à l'avant du convoi, un seul archer était toujours en vie pour bloquer la retraite du convoi. De même, dans les branchages, un des archers tentant d'éviter une flèche adverse perdit l'équilibre et vint s'écraser au sol. Quand au soutient sur le flan droit, il se faisait si léger que Kayoma fut obligée de sortir du sentier pour troquer les acrobaties et la dagues contre son carquois et son arc.

Tout à coup, dans piétinement de sol assourdissant, une demie douzaine de cavaliers alertés par le bruit se ruèrent sur les quelques soldats encore en vie. C'est à ce moment là que la jeune femme comprit que s'en était fini, l'attaque avait échoué. elle ordonna alors la retraite des quelques troupes encore en vie à l'aide d'un sifflement strident.

C'est au pied d'un arbre que Kayoma, un archer et deux mercenaires se retrouvèrent. Malgré les nombreuses batailles qu'ils avaient tous menés dans le passé, un défaite aussi brutale ne pouvait être que traumatisante. Les soldats, épuisés, s'étaient allongés dans l'herbe, laissant les armes de côté, et tentant d'oublier la douleur. Quand à elle, elle était assise, adossée contre le tronc de l'arbre, les mains autour des genoux resserrés contre elle. Les yeux fermés, la tête posée contre le tronc, elle se sentait faible et fragile. Au bord des larmes, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à l'attaque ; qu'est ce qui n'avait pas fonctionné correctement ? Pourquoi ces cavaliers étaient-ils arrivés si vite ? Un mélange de souffrance mentale et physique ainsi que de haine contre son égo constituait ces larmes.

Les nuits se faisaient de plus en plus fraiches en cette fin d'été, et une brume épaisse tombait sur la forêt. Regroupant leurs dernières forces le groupe se mit en quête de quelques bouts de bois secs et de brindilles pour pouvoir allumer un feu. C'est à la belle étoile qu'ils dormiraient ce soir. Ou du moins qu'ils essaieraient, en effet, l'humidité et les remords glaçaient le sang de Kayoma. Il lui serait surement impossible de trouver le sommeil. Son ventre criait famine, peut être qu'un peu de viande fraiche lui redonnerait un peu le moral. Se levant sans faire de bruit, elle s'empara de son arc, son carquois et rangea sa dague à la cuisse.

Pas facile de chasser dans le noir quand on n'est pas une chouette. Essayant de se repérer à l'oreille, elle avançait à tâtons au beau milieu des arbres dont le feuillage ne laissait passer que quelques rayons de lune. Soudain, elle crut entendre des murmures. S'arrêtant net, elle tendit l'oreille un peu plus ; effectivement un autre convoi arpentait le sentier. Elle s'approcha des rebords pour voir de quoi était-il constitué. Manifestement, le cortège ne devait rien transporter de précieux vu la faible escorte ; quatre soldats menaient le convoi, suivit par la carriole. Deux autres soldats qui avaient l'air d'avoir plus bu que les autres fermaient la marche. Si la chasse aux victuailles n'était pas fructueuse, peut être que cette fois ci, la chasse au trésor le serait un peu plus. Elle se précipita donc un peu plus loin le long du sentier. Le convoi hors de vue, elle en profita pour faire sa mise en scène. Après avoir déchirer à quelques endroits ses vêtements, elle s'allongea en travers du chemin de terre, l'arc éloigné de deux mètres, le carquois retiré avec des flèches étalées au sol et les yeux fermés. A l'évidence, à moins que le cortège soit vraiment d'un sans cœur exceptionnel, il allait s'arrêter.

Dans le mille ! A l'instant même où les soldats de tête notèrent la présence du corps immobile au milieu du sentier, ils ordonnèrent au conducteur de s'arrêter. S'approchant de la jeune femme pour voir son état, ils en conclurent un peu trop rapidement qu'elle était trop faible et inoffensive. A vrai dire, elle avait aussi fait en sorte de mettre en évidence un physique plutôt plaisant, ce qui eut sans nul doute pour effet de précipiter d'autant plus la décision des gardes. Sentant leur présence à côté d'elle, elle montra quelques signes de conscience en se blottissant dans un léger gémissement de douleur. Attendris, les soldats l'aidèrent à se relever pour l'emmener sur la carriole. Mais une fois debout, elle refusa de coopérer et au contraire, opposa même de la résistance. Tête baissée, ses cheveux cachaient son visage et son sourire machiavélique. Décontenancés, les soldats lancèrent un regard de détresse au reste du convoi, ne sachant que faire. C'est dans un rire malsain qu'elle fit tomber à la renverse le premier garde par un coup de pied lui fauchant les jambes ; aussitôt après elle dégaina sa dague et coupa net la jugulaire du second garde. Le reste de la tête d'escorte se précipita pour venir à la rescousse de leurs confrères, mais ils étaient trop loin ; l'armement qu'ils portaient était si lourd que Kayoma eu le temps de planter sa dague en pleine poitrine du garde à terre ainsi que de récupérer son arc. Concentrée, elle décocha une première flèche meurtrière dans la gorge d'un soldat. L'autre encaissa une première flèche dans le ventre amortie par la côte de maille, mais la seconde dans la cuisse l'immobilisa à terre. Trop imbibés, les soldats fermant la marche cédèrent à la panique et la peur et s'enfuirent.

Victorieuse, elle s'approcha du véhicule, la dague et l'arc rangés.


- Hey toi ! Envoie moi donc le coffre que tu transportes. Soit raisonnable et ne fait pas ton loyal serviteur qui défendra son chargement au péril de sa vie. Tu as deux possibilités : Soit tu m'envoies la cassette, soit je viens la chercher moi même, et au passage j'embarque aussi ta vie avec moi.

Raisonnable, le conducteur accepta de collaborer et envoya la cassette cadenassée à Kayoma. Satisfaite, elle fit un clin d'œil et un sourire provocateur comme si elle voulait lui dire "A une prochaine fois peut être", puis elle lui donna l'autorisation de partir. Impatiente de prendre connaissance de son nouveau butin, elle força la serrure du cadenas puis ouvrir le couvercle. Elle vit alors l'intérieur rempli de pierre précieuses bruts ; bien évidement il fallait encore polir tout cela, et la valeur était largement inférieur au contenu des coffres remplis d'or, mais cela lui redonna du baume au cœur et aussi confiance en elle.

Refermant le couvercle, elle s'en allât rejoindre ses soldats avant qu'ils ne se réveillent ; les premiers rayons de soleil commençaient déjà à percer l'obscurité de la nuit.


Dernière édition par Kayoma le 9/3/2011, 11:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Une déchéance totale   14/9/2010, 01:28

A son arrivée au campement de fortune, les soldats se réveillèrent. Il faut avouer que sa démarche n'était pas des plus légères et discrètes, mais c'était le but. Quand on ne sait pas comment provoquer directement une action, on se débrouille pour qu'elle ait lieu indirectement, en l'occurrence, il s'agissait du réveil de ses hommes. L'ordre donné était clair : Il fallait rentrer le plus vite possible à la forteresse ; ils étaient passés de l'état de "chasseurs" à celui de "potentiellement chassés". Le soleil avait enfin réussi à s'extirper de l'horizon et cela inquiétait Kayoma. A vrai dire, si les quelques embuscades nocturnes pouvaient être affrontées, les puissantes armées agissant le jour ne ferait qu'une bouchée de son petit bataillon.

Pas besoin de préciser ce que contenait la cassette ; la peur qui se faisait sentir dans les paroles de la pillarde suffisait à faire comprendre que le chargement n'était pas constitué de ferraille. C'est donc en prenant la direction de la forteresse que le groupe arpenta la forêt. Hormis quelques toiles d'araignées et écureuils mécontents, la traversée ne fût pas très périlleuse. Les problèmes allaient commencer une fois hors des bois En effet, les plaines s'étendaient à perte de vue. Un sentiment de vulnérabilité s'empara des troupes. Après avoir entrecroisé les regards, ils comprirent que tous sans exception, y compris leur meneuse, avaient le sang glacé par la même crainte : Qu'adviendrait-il d'eux si jamais ils croisaient ne serait-ce qu'une infime partie de l'armée d'un seigneur matinale ? Si la peur pouvait demeurer, l'hésitation quand à elle n'avait pas sa place en ces lieux. D'un pas ferme et hardi, Kayoma entama la marche la cassette sous le bras. Que les soldats se désarme si cela pouvait les aider à marcher plus vite ; que ces derniers soient munis de protections ou non, ce n'était plus cela qui leur rendrait la vie sauve si la malchance tournait à nouveau de leur côté.

Au bout de vingt minutes de marches, elle entendit un hurlement terrifiant briser le silence. Levant les yeux au ciel, elle aperçu un démon de feu survoler le ciel . Un occulte sorcier le chevauchait. Le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour : C'était un éclaireur. Aussitôt elle tourna le regard à l'ouest où elle distingua d'ors et déjà une armée massive se diriger vers eux. Impossible de les affronter. Il ne restait plus qu'à espérer que l'éclaireur n'ai pas prêté attention à eux. Le groupe courut aussi vite que possible se réfugier derrière quelques rocailles qui jonchaient les étendus d'herbe. Dix minutes plus tard le cortège défila. A raz de terre, Kayoma sentait les vibrations du sol que provoquaient les pas des chevaux. Les grincements des essieux des machines de siège cadençaient de manière lugubre la marche funeste et silencieuse des fantassins. Jamais elle n'avait imaginée assister à un tel spectacle. C'était plus que la totalité de son royaume qui était en train de passer face à elle. Il suffisait d'observer l'organisation de cette armée pour comprendre à quel point l'ardeur qui la poussait au combat était malsaine : Des rangs alignés au centimètre près, droits, réguliers, marchant tous mécaniquement à la même cadence. Sous l'effet du stress et de la peur, Kayoma finit par se rendre compte que son rythme cardiaque avait fortement accéléré et s'était calé sur le rythme de marche de l'infanterie. Après cinq minutes qui parurent des heures, le cortège s'éloigna enfin. C'est dans un état proche de la transe qu'elle put enfin se redresser. Elle jeta un regard de détresse à ses soldats en espérant qu'ils ne subissaient pas le même traumatisme qu'elle était en train de vivre. Elle savait endurer de nombreuses épreuves sans montrer le moindre signe de faiblesse, mais si jamais la limite venait à être atteinte, s'en était fini pour elle. Manifestement sa garde avait un peu mieux vécu le choc émotionnel qu'elle et put la rattraper juste avant qu'elle ne s'écroule au sol, éreintée par la fatigue et la frayeur.




Elle ne se réveilla que le lendemain matin, à moitié amnésique, avec un mal de crâne atroce, comme si elle s'était faite balayée par un coup de fléau. C'est en voyant la cassette déposée à même le sol au chevet de son lit que la mémoire lui revint subitement ; l'embuscade ratée, la fuite dans les bois, la seconde embuscade... Un frisson lui parcouru l'intégralité du corps rien que d'y repenser. Après s'être relevée avec peine, elle prit la direction de sa salle de bain personnelle. Différentes plantes étaient entreposés dans de la verrerie ; elle ouvrit un bocal contenant des écorces de saule blanc, les pilla dans un fond d'eau puis but le tout. Elle avait eu la chance d'apprendre quelques bases en tant qu'herboriste durant son enfance, sa "potion magique" était réputée pour avoir des effets thérapeutiques contre la douleur et les maux de tête. Le temps que la mixture fasse effet, elle alla se rincer le visage et le corps que les projections de terre et la poussière avaient souillé. Elle prit le temps de faire infuser quelques brins de thym et de sauge avant de se rhabiller pour pouvoir désinfecter ses blessures. Plus de combats pour un long moment, voilà la promesse qu'elle se faisait à chaque fois qu'elle soignait son corps meurtrie, mais jamais elle ne s'y était réellement tenue.

Elle choisit un costume approprié à son envie du jour : Un haut blanc s'arrêtant à mi-torse et remontant sur les épaules tout en lui laissant les omoplates nues lui recouvrait la poitrine ; une jupe longue et noir fendue sur le côté gauche descendait jusqu'à son genoux droit et remontait à mi-cuisse gauche. Après tout, qu'une femme soit guerrière ou paysanne, elle reste une femme, et le besoin de porter attention à son physique refaisait systématiquement surface à un moment ou à un autre. Une fois prête, elle s'empara de sa petite harpe troubadour puis descendit dans la cour intérieur après avoir donner l'ordre que l'on lui prépare sa monture.





C'est ainsi qu'en début d'après-midi, Kayoma quitta à nouveau sa forteresse en direction du nord. Elle connaissait la localisation exacte d'une petite clairière où coulait la source d'une rivière. Elle aimait venir sur se prélasser sur ces rivages, bercée par le frémissement des feuilles d'arbres. L'air frai et la légère humidité qui régnait constamment en ces lieux l'inspirait particulièrement, et c'est dans un état second que ses doigts se délectaient à se délier spontanément le long des cordes tendues. Galopant à travers les plaines, elle entra dans le bois en freinant à peine l'allure, trop pressée de s'allonger dans l'herbe grasse et moelleuse de la clairière. Elle fût ramener à la réalité par un caillou lui heurtant violemment le milieu du front et la faisant tomber à la renverse à terre. Les réflexes se mettant en place lors de la chute lui permirent de protéger sa petite harpe et rouler dans les feuilles sans trop avoir à endurer de blessures. Une fois arrêtée, elle parvint à se relever en titubant ; le choc avait été violent, elle était sonnée. Le temps de retrouver ses esprits ne lui fût pas accordé, et c'est les mains et les pieds attachés qu'elle retomba au sol après avoir de nouveau perdu l'équilibre. Allongée sur le sol elle entendit le rire railleur et gras d'une dizaine d'homme formant un cercle autour d'elle, comme s'ils étaient une bande de chasseur à rigoler face à l'agonie de leur proie. Dans l'incompréhension la plus totale, elle se mit à remuer pour tenter de défaire ses liens ce qui eut pour effet d'accentuer d'autant plus les moqueries de ses adversaires. Soudain, un homme, semblant être le chef de l'organisation, se détacha du groupe et vint s'accroupir en déposant un genoux au sol auprès de Kayoma, lui tenant la mâchoire dans une main pour la faire arrêter de bouger. La poigne était si ferme et si puissante qu'elle ne put résister bien longtemps et s'arrêta de gesticuler. La dévisageant d'un air suffisant et hautain



- "Je crois bien qu'on a fait une belle prise les gars. Le chef va être fier de nous."
Annonça-t-il sur un air enjoué

- "Mais... ! Mais quelle est cette mascarade ?! Relâchez moi de suite !" Répliqua-t-elle d'un ton agacé. Le manque d'habitude de cette situation lui faisait sous-estimer la gravité de son statut.

- "Rah tait-toi femme ! Nous n'avons que faire de tes plaintes. Garde ta salive pour ton maitre, ça te sera certainement utile pour le convaincre de te donner le rôle que tu préfères en tant qu'esclave" A la fois agressif et méprisant, les paroles de cet homme ne laissait aucun doute quand aux sentiments que pouvaient éprouver son cœur de pierre

- "Ca suffit ! Détachez moi ! Cessez de me confondre avec une ridicule esclave. Vous ne savez pas à qui vous avez à faire."
Malgré toute la volonté et la hargne qu'elle pouvait mettre dans sa voie, elle ne se rendait pas compte à quel point elle manquait de crédibilité dans ses menaces

- " Non effectivement nous ne savons pas qui tu es ; et nous n'en avons rien à faire. Tu es une esclave qui a échappé à son précédent maitre et c'est dommage pour lui. N'essaye pas de prétendre le contraire ! Tu as vraiment cru que ton Kef sur le poignet droit marqué au fer rouge nous avait échappé ? Et puis comment une simple musicienne pourrait-elle chevaucher un cheval si somptueux à moins de l'avoir volé ? Et je ne parle même pas de ta tenue vestimentaire ; avec un physique si plaisant mis en valeur par ces habits et ta harpe je dirai que tu servais en tant qu'esclave de Taverne. Rahlalala ! Non mais regardez moi ces lèvres ourlées et ce regard incendiaire. Je dois bien reconnaitre que tu as un certain charme... Ton ancien maitre doit vraiment pester !"

- "Cette fois ci s'en est trop, arrêtez de voir les signes où il n'y en a pas. Je ne sais pas d'où vous sortez votre symboles étranges, mais en aucun cas je ne porte ce "Kef". Cette marque au fer rouge est un K, initiale de mon prénom ! Je ne........."

Elle ne trouva pas le temps de finir sa défense que l'homme auprès d'elle se redressa et lui assigna une gifle d'une force non maitrisée qui fit retourner Kayoma sur le ventre. Il en avait assez de son insolence. En se relevant, il fit signe à deux de ses compagnons de charger la prisonnière sur le dos d'un cheval.


Dernière édition par Kayoma le 9/3/2011, 11:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un lot de consolation pour un échec total.    14/9/2010, 21:41

Sans attendre, deux hommes se dirigèrent vers elle. Avec l'aide de son compagnon, l'un d'eux fit passer Kayoma sur son épaule comme il aurait pu le faire pour porter un sac de pommes de terre un peu trop lourd. Laissant négligemment la harpe au sol, le groupe parcouru quelques centaines de mètres pour rejoindre leurs montures camouflées au milieu des buissons. Elle se fit transférer de l'épaule au dos du cheval de la même manière insoucieuse qu'elle avait été ramassée du sol. Plus les minutes défilaient, et plus elle prenait conscience qu'aux yeux de ces soldats, elle n'était pas vue comme une femme, ni même un être humain ; mais comme de la marchandise. Elle eut un intense pincement au cœur lorsqu'elle sentit le cheval entamer sa course. Pour la première fois de sa vie, c'était un inconnu qui décidait de son sort à sa place. Elle était devenue une captive, une détenue ; LA prisonnière. Quelques larmes coulèrent délicatement le long de ses joues ce qui lui donnait un air attendrissant et fragile. Si ce que ces hommes lui avaient annoncée était vrai, elle avait tout intérêt à vider son chagrin durant le voyage pour rester la plus placide possible face à ce qui allait lui servir de maitre.

Après une longue demie heure de trajet, le cortège de cavaliers arriva enfin aux portes d'une immense citadelle. Trop affaiblie par le voyage pour trouver le courage de lever la tête et examiner le lieu-dit, Kayoma resta la tête baissée. Il était temps que le voyage prenne fin, le sang lui était beaucoup trop remonté à la tête et elle sentait ses tempes frapper contre son crâne, tel un coup de bombarde, au moindre battement de cœur. Les chevaux s'arrêtèrent dans l'écurie d'une villa appartenant sans doute à l'un des hommes les plus riches de la cité. Une fois redressée, le sang redescendit brutalement de sa tête ce qui eut pour effet de la faire vaciller. Si le soldat à côté d'elle n'avait pas pris la précaution de la tenir par une épaule, elle serait tombée maladroitement sur la paille. Un homme était accroupi en train de retirer les liens serrant les chevilles de la détenue pour qu'elle puisse marcher. Le chef du groupe avait pris la précaution de pointer son épée dans le dos, entre les bras de Kayoma. Il avait conscience qu'avec juste les mains liés, elle pouvait être beaucoup moins maitrisable qu'avec les jambes liées. Pourtant ce n'était pas son intention. Elle avait bien compris que si elle voulait s'évader, ce ne serait pas par la force, et donc, pas en pleine journée. Escortée par ses agresseurs, elle fût emmenée dans une salle à moitié vide. Seul quelques vitraux placés en hauteur illuminaient la pièce. Manifestement, cela ressemblait à une salle d'examens, il y avait peu d'autres utilités trouvable vu l'emménagement de la salle mais aussi par la fait qu'elle s'y trouvait. Quelques minutes plus tard, un homme plutôt âgé vint les retrouver. En vue de sa carrure massive et de son costume d'élite, il n'était pas difficile de comprendre qu'il s'agissait du propriétaire de la villa, c'est à dire du maitre en question. Toute la garde sortit de la salle en fermant la porte derrière elle à l'exception du meneur qui resta devant pour répondre aux différentes questions du propriétaire et assurer sa sécurité en cas de problème. Kayoma n'avait pas le choix, il fallait jouer le jeu, même si c'était difficile ; pour le moment, elle n'avait pas d'autre alternative. Debout et immobile, elle garda la tête baissée en signe de respect. L'homme âgé lui tournait autour d'un air perplexe, il voulait se faire une idée approximative de se que ses sbires lui avaient ramener. Avec l'indexe il remonta le menton de Kayoma pour pouvoir la dévisager. Pour finir, il recula et partit s'asseoir dans une fauteuil. Manifestement, il n'avait pas été insensible au charme de sa nouvelle marchandise. Ainsi commença l'interrogatoire.


- "Comment t'appelles tu ?"

- "Je me prénomme Mélissande Monsieur."

- "Où l'avez vous récupéré Sir Tristan ?" Demanda-t-il à l'homme qui gardait la porte

- "Dans la forêt des âmes errantes Monseigneur. Elle chevauchait à tout allure un splendide étalon noir lorsque nous l'avons capturée."

- "Pourquoi ne pas avoir ramené sa monture si elle était si belle que ça ?"

- "Il a continué sa course Monseigneur. Nous n'avons pas pu la rattraper."

- "Quel dommage." Il soupira "Mais revenons en au sujet principale voulez vous ! Raconte moi donc quelles péripéties as-tu vécu pour te retrouver aux mains de mes hommes."

- "Et bien pour tout vous dire Monsieur, j'étais une esclave. Je travaillais en tant que serveuse dans une petite taverne aux alentours de...."

- "Ahah ! Tu avoues enfin insolente ! Tu mériterais que l'on te fouette pour tes mensonges. En donnant ton prénom tu t'es toi même trahies. C'est bel et bien un Kef que ton poignet droit porte !"

- "Calmez vous Sir Tristan, ce n'est plus votre captive mais désormais c'est mon esclave. Vous n'avez aucun droit sur elle, et si vous tenez à vos privilèges ; contenez votre rancœur ! Continue donc femme. Quel âge as-tu ?

Ce n'était plus un doute, Kayoma plaisait clairement à son maitre. Jamais auparavant il n'avait menacé Sir Tristan de le destituer de son grade pour des menaces vis à vis d'une esclave. Peu à peu, des idées de plan d'évasion se mettaient en place dans l'esprit de la jeune femme. Il fallait surtout qu'à présent, qu'elle joue de manière suffisamment habile de son potentiel attractif pour mener par le bout du nez le propriétaire sans qu'il ne s'en rende compte.

- "J'ai vingt ans Monsieur"

- "La début des années où le physique est à son apogée. Que ton ancien propriétaire doit s'en vouloir de t'avoir laissée s'échapper. Tu devais lui rapporter gros en poussant les clients à la consommation. S'en serait même presque dommage d'être au milieu de ces paysans pochetronnés." Il se releva pour s'approcher à nouveau de Kayoma "Je pense plutôt que tu me serviras de fille d'exposition dans une des salles majeures de ma villa. Peut être la salle à manger ; tu es si appétissante que tu pourrais alimenter nos discussions pour de nombreux repas"

Il se mit alors à tâter les hanches de Kayoma. Non seulement pour prendre plus connaissance de son physique mais aussi pour en profiter ; après tout il avait tout les droits sur elle. Pendant qu'il remontait sur la poitrine puis descendait sur le bassin et les fesses, elle essayait de tenir le coup en se rappelant qu'elle n'avait pas d'autres choix si elle voulait continuer à vivre. Quand l'homme s'apprêta à retirer ses mains, il prit le temps d'effleurer les cuisse de Kayoma. C'est alors qu'il sentit une proéminence solide anormal. Surpris, il écarta la fente de la jupe et découvrit la dague accrochée autour de la cuisse. Furieux, il s'en empara d'un geste brusque, provoquant sur la cuisse de Kayoma, une entaille d'une dizaine de centimètres. La douleur vive qui s'empara d'elle l'obligea à s'asseoir au sol avec peine. Décontenancé, Sir Tristan ne savait que faire.

- MAIS VOUS VOUS FICHEZ DE MOI ! Qu'est ce que c'est que cette esclave que vous m'avez trouvez là !? Vous voulez qu'elle me tue c'est ça hein ? Qu'on la remette au Tavernier de la cité. Elle n'est bonne qu'à distraire les roturiers de bas étage. Il planta la dague sur la table en bois la plus proche Et vous Sir Tristan, vous pouvez d'ors et déjà préparer vos affaires pour aller vous y saouler ce soir. Je ne veux plus jamais vous voir dans ma villa. AIS-JE ÉTÉ CLAIR ?!

- Très clair Monseigneur

- DU VENT !

Les soldats qui attendaient derrière la porte avaient entendu les hurlements du propriétaire et n'eurent pas à attendre la demande d'ouverture de la porte pour le faire. C'est Sir Tristan qui sortit de la salle en premier, dépité. Il avait tout perdu aujourd'hui. Son honneur, ses titres, sa richesse. Kayoma toujours assise, souffrant de sa cuisse, attendait l'arrivée d'une autre unité de gardes pour la transférer à la Taverne dans l'état même où elle se trouvait. Les oiseaux s'étaient tous envolés des toits, apeurés par les cris du propriétaire. Le calme après la tempête. Plus un bruit ne s'échappait des ruelles de la villa. La soleil se couchait ; pour certains une journée comme une autre prenait fin, pour d'autres non. Pour certains encore, la nuit avait beau se lever, ils n'étaient pas près d'aller dormir....

Quelques heures plus tard, Kayoma était entrée en fonction à la Taverne. Les premiers instants furent les plus durs. Il lui fallut le temps de s'accoutumer à l'odeur de l'alcool, de la transpiration et au bruit permanent qui régnait à l'intérieur du bâtiment. Mais le plus dur restait à venir : Après être rentrée, il fallait bien trouver le moyen de sortir. Mais pour cela, il lui manquait LA pièce majeure de son évasion. C'est aux alentours de 23 heures que cette pièce majeure entra dans la taverne : Il s'agissait de Sir Tristan. Kayoma n'aimait pas jouer la fourbe, mais lorsqu'il s'agissait de sa liberté, le dilemme était vite résolu. Cet homme avait tout perdu aujourd'hui, et bien évidement, pour oublier ça, il n'avait pas d'autres idées que de venir noyer ses peines dans l'alcool. Comme un homme triste ET saoul est vite tenté par les plaisir de la chair, Sir Tristan était pour elle une excellente excuse pour monter dans une des chambres sans éveiller les soupçons.

Une fois installé au comptoir, Kayoma se précipita prendre la commande du nouveau venu pour être sure de s'en occuper. Encore en pleine conscience de ses pensées, il reconnu la serveuse. Avant de passer commande, il en profita pour déballer tout ce qu'il avait sur la conscience


- Alors te revoilà Mélissande. T'as vu dans quel purin tu nous as entrainé tout les deux ? T'es fière de toi ? Je ne sais pas ce qui me retiens de t'étrangler sur place. Peut être parce que l'autre sot a raison ; t'es tellement appétissante que l'on est incapable de te faire quoi que ce soit. Je te déteste... Du plus profond de mon âme je te hais. Mais maintenant apporte moi une double pinte que je puisse oublier que je t'ai rencontré

La partie était loin d'être gagnée. Heureusement que la Taverne fermait ses portes tard dans la nuit. Ainsi débuta une longue soirée de beuverie pour Sir Tristan. Les pintes et les choppes d'hydromel se succédèrent dans une cadence frénétique menée par les musiciens de fortunes qui jouaient des airs festifs sur l'estrade. A chaque passage à proximité de Sir Tristan, Kayoma ne manquait pas de lui lâcher un petit clin d'œil malicieux, un léger sourire avenant, voire même quelques mots doux ou alors de fines caresses sur le visage. C'est aux douze coups de minuit que les avances et provocations suggestives de Kayoma se révélèrent efficaces. Sir Tristan appela d'un geste de main le tavernier pour lui accorder une bourse d'or pour louer une heure ou deux une chambre, mais aussi une serveuse ; pas n'importe laquelle bien entendu ; la dernière arrivée. Après avoir sous-pesé la bourse, le tavernier fit signe à Kayoma de rejoindre le client dans la dernière chambre, située au fond du couloir.

Elle le rejoignit cinq minutes plus tard. Une fois dans la chambre, elle ferma la porte puis se détacha les cheveux d'un air sauvage en fixant du regard l'homme allongé sur le lit. Avant de s'asseoir sur le ventre de Sir Tristan, elle récupéra deux petites cordes oubliées sur une table de chevet. Elle s'assura de nouer solidement et de manière sensuelle les poignets de son client aux barreaux de tête de lit. En se concentrant autant que possible pour oublier le regard obsédé qui était posé sur son corps, elle s'assit à califourchon sur le ventre de sa victime, les épaules délicatement tirées en arrière pour faire ressortir sa poitrine. Le bandeau qui lui tenait les cheveux entre les mains, elle se pencha gracieusement sur le visage en face d'elle pour pouvoir le bâillonner. Ca y est ! Le plus dur était fait. Elle se retira du lit et donna les derniers conseils à son "jouet" avant de s'échapper


- C'est ce qui s'appelle un retournement de situation non ? Quelle ironie du sort quand même ; se faire piéger par sa propre proie juste à cause de l'alcool. On se recroisera peut être un jour pour un combat plus juste. Ah, au fait, ça ne sert à rien de trop gesticuler, ça ne fera que faire grincer le lit... Et vu que tout le monde m'a vu te rejoindre, tu te feras passer pour un sacré pervers. Aller, sans rancune, il ne te reste qu'une heure ou deux à attendre avant que le tavernier vienne te sortir de là.

En se rapprochant de la fenêtre de la chambre, elle inspira un grand coup. Il n'y avait que trois mètres à sauter pour atterrir dans l'herbe, mais c'était sans compter la balafre sur sa jambe d'appui. Heureusement pour elle, le tavernier lui avait fait un bandage pour ne pas qu'elle boite trop durant le service. Elle espérait qu'il serait suffisant pour soulager la douleur du choc entre sa jambe et le sol. Grimpant sur le bord de la fenêtre, elle s'expulsa immédiatement après, le plus loin possible du mur, pour ne pas se faire repérer. Était-ce l'adrénaline ? Toujours est-il qu'elle réussi à accomplir une roulade au sol parfaitement maitrisée, sa jambe ne la fit souffrir que légèrement au moment de se relever. Comment faire désormais pour sortir de la citadelle en toute discrétion ? Après avoir longuement réfléchie, elle ne trouva aucune autre solution que de récupérer l'uniforme d'un garde en patrouille. Elle partit donc à la recherche d'une ruelle sombre où se camoufler avec un bout de bois en guise de matraque. Prenant difficilement son mal en patience, c'est finalement une petite patrouille de trois soldats à moitié endormis qui passa à proximité une dizaine de minutes plus tard. Un coup bien placé derrière la nuque suffit à assommer le dernier des gardes un peu à la traine sans éveiller l'attention de ses prédécesseurs. Cinq minutes après, la voici devenue gardienne de la citadelle ; enfin en apparence. Pressée d'enfin pouvoir sortir de ce cauchemar, elle rejoignit la rue principale qui menait à la porte d'entrée. Heureusement pour elle, cette dernière était ouverte. Grâce à la pénombre et à son accoutrement, elle pu passer le pont-levis sans qu'aucun garde ne prenne conscience de qui elle était vraiment. A vrai dire, ils étaient plus concentrés sur les quelques personnes qui pouvaient rentrer dans la citadelle ; pas ceux qui pouvaient en sortir.

A présent elle était de nouveau dehors, au beau milieu des plaines, seule, perdue et blessée. Où aller ? Que faire ? Elle n'en avait aucune idée. Tout ce qui comptait pour le moment, c'était de s'éloigner le plus possible de ce lieu affreux. Et pour cela, une seule solution se proposait à elle, malgré toute la fatigue emmagasinée, malgré toute la tristesse accumulée et malgré toute les souffrances endurées : Elle devait marcher jusqu'à ce que ses jambes ne répondent plus, et qu'elle s'étende au sol en espérant que ce soit dans un endroit protégé.





[Pour les amateurs refoulés de RP c'est le moment ou jamais de prendre la suite =)]


Dernière édition par Kayoma le 9/3/2011, 11:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un lot de consolation pour un échec total.    14/9/2010, 21:55

Wow o_O, et pas coupine S, !
Ce sera pour un autre soir la lecture, j'espère que tu ne m'en voudra pas Very Happy



T'as pas honte de pourrir un post comme ça? J'effacerai ta réponse demain que tu aies le temps de la lire

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MessageSujet: Re: Un lot de consolation pour un échec total.    Aujourd'hui à 22:39

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Un lot de consolation pour un échec total.
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