La Cité Perdue

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 Intru dans la cité

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Alex



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MessageSujet: Intru dans la cité   18/7/2011, 23:42

Voilà trois jours et trois nuit que le voyage avait commencé. Trois relais ont été nécessaire pour venir à bout de ce périple, et autant de chevaux, mais enfin se dessinait les contours des majestueuses montagnes abritant la célèbre cité perdue. Arrivé au dernier relais je décidais de mettre pied à terre, l'écuyer me pris le cheval de course. Je marchais, en direction des montagnes, à travers sentiers et chemins pavés, toujours suivant les indications données par les paysans du conté. Autour de moi, alternaient les plaines d'herbes grasse et verte, les champs de céréales dorés par le soleil, les boiseries de pins et conifères des régions rocheuses. La vie battait son pleins et chaque habitants semblait occupé à une tâche bien définie. A notre cité il serait bon d'en faire de même.
Ce ne fut qu'à la tombée de la nuit que j'atteignis le pied du premier mont. De loin il paraissait le plus petit mais à présent sa cime semblait éventrer les nuages colorés de rouge par le crépuscule. En réalité ce petit coin de paradis le jour, devenait désolant à la tombée de la nuit. Les frissons parcourait mon corps, mais le devoir était plus important que les états d'âme qui pouvait s'emparer de moi. Malgré tout, ma pensée fut confirmée par l'évanouissement de la population. Il devenait de plus en plus dur de se faire indiquer la route. Je levais la tête vers le ciel, et je vis les nuages poussés par une brise froide recouvrir les montagnes. Le brume se levait. Comme si j'avais besoin de ça. Parler est un bien bon remède contre la peur, je me mit donc à maugréer pour ne pas m'arrêter de marcher :

« Maudite Cité... Qui a bien eu l'idée de la bâtir au fin fond du coin le plus reculé de ce monde. Maintenant voilà que le temps se monte contre moi. Il fait bien meilleur chez sois... Personne, absolument personne sur ce tas de cailloux ! »

Et pour calmer mes ardeurs je tapais dans le premier qui me passa sous la botte. Quand je sentis une main sur mon épaule, brusquement je me retournais et attrapais le bras qui venait de rentrer en contact avec moi.

« Non de … ! » Dans ma distraction j'en avais oublié que toute vie humaine pouvais exister.

« Pardon Monsieur, je ne voulais vous importuné, accompagnant d'une révérence ses dires. Je sais ce que vous cherchez, ils la cherchent tous, mais je peux vous y conduire.. »

Ce petit homme me dévisageait de pieds à la tête, j'étais vêtu d'une tunique de tissus noir, muni d'une capuche, d'un large foulard blanc salit par le voyage autour du cou, des pants noir et des bottes de course avec des lanières de cuir bien serrées. Autour de mon corps, le traversant le l'épaule gauche à la hanche droite, une sacoche de cuir noire était solidement arrimée. Je ne sais de quoi j'avais l'air à ses yeux, mais apparemment mon accoutrement en disait long sur ma personne. J'acceptais donc son invitation il me conduis à travers la montagnes, par tunnels et autres recoins peux fréquentés pour me rendre à destination. Perdus dans mes pensées je remarqua que destination et destin ont les même bases, je me réjouit à cette idée, que mon destin était d'y parvenir..

A présent je me retrouvais derrière lui, c'était à mon tour d'essayer de le déshabiller du regard. Ce drôle d'être est le genre à être unique sur cette terre. L'homme était de très petite taille, pourtant il se tenais de toute sa hauteur, le torse bombé et la tête droite. Ses vêtements était composés de diverses étoffes qui m'étaient inconnues et en dessous devait se trouver une légère côte de maille. Trahie si je puis dire, part son tintement. Sur le coup cela ne me parut même pas étrange qu'un nain des cavernes aient les moyens de se payer une telle protection. Ses bottes étaient à peine usées et sa peau, pas si sale. Peu importe, les nains des montagnes doivent avoir des thermes pour se laver, je les imaginais tous dans les mines à piocher, la tâche n'en sera que plus simple s'ils font tous ses dimensions. Pendant la traversée je me retrouvais derrière lui, courbé et malgré moi, ma vision ne pouvais se défaire de son petit derrière rebondis. Mmmhh décidément, tout me laisse à croire qu'il est bien lotie et bien nourri..

Je me décidais donc à engager ma conversation :

«  - Comment t'appelles-tu ?
Je n'ai pas de nom messire.
Ah... »

Tout en me disant intérieurement qu'évidemment c'était plus simple, mais que si je lui répondais la même chose il me prendrais vraiment pour un imbécile, j'optais donc pour une solution plus épique. Cependant sans laisser montrer que j'étais dupe.

« Et moi Philibert., dis-je tout naturellement.»

A ces mots ils se retourna et je vis ses yeux me décortiquer complètement de bas en haut une deuxième fois. L'effet escompté devais avoir fait son effet. Je pris un air surpris et il poursuivis sa route. Notre curiosité vite remballée nous n'avions plus rien à nous dire. Si tout les Vardens, comme on les appelle, sont comme ça, autant fuir à toutes jambes maintenant...

Après un énième tunnels montant terriblement, ce qui fut éprouvant pour mes mollets bien qu'entrainés, et nous fîmes surface. Je découvris alors la splendeur de cette ville. Tout semblais fais dans la roche de la montagne, chaque habitation se fondait avec le décors, en clair, la vie était en parfaite harmonisation avec son environnement. L'ensemble était illuminé d'une multitude de feu et les flammes dansaient sur les murs blancs, se reflétant les uns sur le autres. Je secouais la tête, et me remis la seule chose que je devais en tête. Mon but était simple. Cette cité devais me permettre procurer des bijoux et joyaux de grande valeurs, pour les donner à examiner à mes joyauliers pour en trouver la source et ainsi trouver les fond pour continuer la fondation de notre propre royaume. Je remerciais mon guide et me faufilais entre les passant. Je mis ma capuche puis je me fondis dans la foule. Je m'étais procuré il y a quelques semaines de cela le détail de la cité. Je savais déjà où aller, où se trouvaient leurs sanctuaires ou je trouverais les richesses que je devais m'approprier. Il est extrèmement éprouvant de se fondre dans la foule quand on a quelque chose à cacher. Je m'en rendis compte à l'instant même où celle-ci se faisait rare et en petit groupe éparse. Je parvins malgré tout à mon point d'arrivée. C'était en quelque sorte la « caverne d'Alibaba » des lieux. L'étape la plus compliquée consistait à faire le tour de la bâtisse autant de fois que nécessaire afin d'éviter chaque garde, chaque poste, chaque nid de faucon.. Je fît un tour en rasant les murs. Au terme de celui-ci ma déception fut immense. Il n'y avait absolument personne. La cité perdue portait décidément bien son nom. Ses habitants se croyaient même tellement perdus que personne ne protègeraient leurs biens. Je me disais alors qu'après avoir effectué ma sale besogne je pourrais aller chercher quelques confiseries, payées avec mes bénéfices. J'étais vraiment sur de moi, à tel point que je me disais que ma clémence était sans limite. J'attendis donc que le calme règne pour débuter ma machinerie. Il ne fallut pas plus d'une heure pour pénétrer le bâtiment ainsi lui soutirer que ce qu'il cachait de plus précieux.

***

En sortant je me souvins de ce que l'étrange personnage qui m'accompagnait m'avais dit. Comment ça ils la cherchent ?! La cité ? Alors si de nombreux pilleurs s'aventurent ici je serais perdu ? En deux coup d'oeil bref, je parcouru les alentours. Il se trouvait que personne ne se trouvait encore à ma rencontre, pas une pointe de flèche ne se reflétait à la lueur des derniers feux. Mon calme laissa place au doute et la panique prit le contrôle, je sortis au plus vite et sautait de toit en toit avec l'agilité féline que mes anciens m'ont enseignés. La chasse pouvait commencer, du moins ce que j'imaginais. La nuit masquait mes mouvements et les bêtes nocturnes le tapotement de mes bottes sur les toits, un sont régulier que l'on aurait pu comparé à un métronome avec une cadence rapide imposée. Ce maudit nain des cavernes.. Il me paraissait louches, mais ma cupidité était bien trop forte. Et c'est en y pensant, un peu trop d'ailleurs, que je laissais une pierrerie tomber de ma sacoche. Alors j'entamais une glissade désespérée et, par bonheur, je la récupérais juste avant qu'elle ne sombre dans les ruelles, ravi je me remis debout quand le sol s'affaissait de 10cm sous mon poids.

« Non d'une ... »

Ce sont les seules paroles qui m'échappèrent, quand la gouttière s'affaissa et tomba sur le sol dans un vacarme à en réveiller les morts.. J'étais perdu, une goutte de sueur perla sur ma tempe. D'un côté de la ruelle les mugissement d'une bande de saoulards sortant d'une taverne, de l'autre le calme absolu. Le choix fut vite fait.
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MessageSujet: Re: Intru dans la cité   19/7/2011, 00:25

En général, il y a deux types de personnes, les fêtards et les travailleurs. Et parfois, il arrive que les tendances s'inversent. C'était le cas ce soir pour la haute varden Kayoma. Elle qui d'habitude passait des soirées entières sous la hutte ou à la bibliothèque à plancher sur divers sujet, elle décida de consacrer celle ci aux jeux et à la détente. A vrai dire, le choix lui avait plutôt été imposé.

Depuis plusieurs jours, fatigue et stress s'étaient accumulés, la rendant plus tendue et crispée qu'une boule de nerf. Inutile de parler de son état de l'après midi, juste après qu'une bourrasque de vent vit voler quelques parchemins et que ces derniers atterrirent en plein des un des abreuvoirs de l'écurie située une rue plus loin. Voilà d'où est parti l'invitation forcée. Un peu réticente au début, elle se laissa facilement convaincre qu'une soirée de détente, loin de tout travail lui ferait le plus grand bien.

C'est donc au crépuscule que le groupe d'ami se retrouva à la Taverne avec pour but de passer une soirée bien arrosée. Personne ne fut vraiment étonnée quand ils virent Kayoma arriver complètement essoufflée une demie heure en retard en expliquant qu'elle avait passé plus de temps que prévu sur les comptes de sa trésorerie. C'est ainsi que la soirée débuta. De la simple choppe de sayabinouze au douloureux tord boyaux en passant par la classique hydromel et l'incontournable hypocras, les choppes vides s'accumulaient sur la table au fur et à mesure que le temps passait. Ce fut également l'occasion de voir Kayoma entamer différentes danses avec de parfaits et parfaites inconnus sur les rythmes endiablés du trio folklorique jouant sur scène.

C'est aux alentours d'une heure du matin, lors de la fermeture de la taverne pour être précis, que le groupe d'amis se retrouva dans la rue. La mission : Rentrer chacun dans ses quartiers. Plus facile à dire qu'à faire. C'était la nouvelle lune, la nuit était sombre, et l'épaisse brume qui s'était installée réduisait considérablement l'utilité des torches accrochées aux murs. Difficile de se repérer quand la tête vous tourne et que l'envie de rire pour la moindre chose s'est emparée de vous. Arrivée à un croisement de cinq rues, le groupe s'arrêta un instant. Non seulement pour s'asseoir un peu mais aussi pour choisir quelle rue prendre. Kayoma, elle, resta debout et se lança dans des grandes théories farfelues.


- Eh ben moi, ben dès demain ! Enfin non, du coup tout à l'heure... Oui c'est ça, tout à l'heure, j'irai voir le haut conseil ! OUEP M'sieur ! C'est complètement I-N-A-D-M-I-S-S-I-B-L-E qu'on se perde... enfin non, plutôt que l'on s'égare, malencontreusement la nuit quand il y a de la brume ! Il faudrait qu'on mette des plan de la cité avec des croix, ouais comme ceux pour les cartes au trésor. Sauf que là le trésor ben... C'est NOUS ! MWAHAHAHAHAHAHA ! Et pis on rajouterait un message précisant qu'on se trouve ICI, et pas ailleurs.
Bon par contre, faudra quand même se débrouiller pour aller là où on veut.


Un bruit de tuiles glissants du haut d'un toit accompagné d'un léger juron la stoppa dans son élan. Elle s'arrêta un instant, manifestement, c'était la seule à avoir entendu ce vacarme. Ses amis étaient tous à terre, complètement hilare, les larmes aux yeux. Curieuse, elle décida d'aller voir ce qu'il se passait. Pour ne rien laisser supposé, elle feignit de se vexer des rires de ses amis

- Ah vos le prenez comme ça ? Très bien ! Ben débrouillez vous sans moi pour rentrer ! Moi je sais où je vais !

Elle tourna les talons la tête haute, les épaules droite et partit dans la rue qui amenait au point de chute des tuiles. A peine une douzaine de pas plus tard, elle manqua de tomber en s'entravant dans un bout de bois, renforçant d'avantage le rire de ses amis. L'endroit où elle voulait se rendre n'était pas très loin, mais, persuadée que la ligne droite n'était pas le chemin le plus court pour se rendre d'un point à un autre, elle mit cinq bonnes minutes avant d'y arriver. Elle vit alors une silhouette disparaître dans la brume. Stupéfaite de voir une présence si mystérieuse seule à cette heure ci, elle se précipita pour le rattraper. Une fois à portée de main, elle déposa une main sur l'épaule de l'inconnu pour le retourner

- Excusez moi, je... Enfin. Voilà, je reviens d'une soirée passée à la taverne avec des amis et je me suis perdue. Vous pourriez m'indiquer où est le quartier des apprentis déjà ?

Elle ne cherchait pas à avoir de réponse, mais juste à gagner du temps pour scruter l'homme devant elle et sa tenue. Elle aperçu alors l'emblème des fils du soleil levant. Elle retira la main de l'épaule, recula d'un pas, baissa le regard et vit le sac accroché en bandoulière plein à craqué. Un objet en tomba, provoquant un léger tintement à son atterrissage. Intriguée, elle s'accroupit et le ramassa. Elle reconnu alors un des bijoux que la Cité conservait dans le sanctuaire. Elle se releva d'un coup, furieuse, le regard enflammé, la mâchoire serré.

- Pillard ! Espèce de... De voleur ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu à fait je crois !

Dans la foulée, sans laisser le temps à son interlocuteur de prendre le temps de fuir, elle avança d'un pas et assigna un coup de poing de la main gauche dans le ventre du pillard. Après l'avoir poussé par les épaules, elle se rua vers lui pour lui frapper le visage avec son coude. La réussite ne fut pas totale, mais ça ne fut pas un échec pour autant. La poussée d'adrénaline avait à nouveau permis à l'alcool de se diffuser dans tout le corps de la jeune femme. Prise soudaine d'un vertige brutal, elle tomba à la renverse en même temps qu'elle donna sa frappe. Le coté droit de sa tête heurta le sol à la chute. Sonnée, elle essaya de se relever aussi vite que possible en titubant. Une fois debout, elle se mit en position de garde, le temps d'essayer de retrouver ses esprits. Elle n'espérait qu'une seule chose : Que ce soit elle la première des deux à se retrouver de nouveau apte à combattre
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MessageSujet: Re: Intru dans la cité   19/7/2011, 14:15

L'action c'était déroulée avec une vitesse fulgurante. La stupeur m'avait paralysé. Ma mâchoire laissée ouverte en avait pris un coup. L'effroyable gauche assenée par mon assaillant m'avait coupé le souffle puis sons coude dur comme un os de chèvre avait fait claqué mes dents, la douleur était insupportable.
Couché à terre je relevais la tête, je fis alors la remarque très pertinente que mon adversaire du soir était en faite une femme. Frappe, frappe pas, cruel dilemme.. Mon honneur en dépendait presque, pourquoi diable ces habitants n'étaient pas tous des nains poilus avec lesquels on se bagarre sans hésitation ! Cependant il fallut prendre une décision et bien que son apparence féline et élancée m'empêcha de réagir au quart de seconde, elle venait de me frapper comme un dur à cuir et buvait comme poche. Après être venue au sol, elle prenait du temps à se remettre sur pied, malgré ses efforts. D'un geste vif je dégrafais ma sacoche, la soupesait et la lui envoyait dans l'abdomen. Elle laissa s'échapper un juron. Alors je décidais une ultime tentative avant de lui flanquer la correction que j'espérais. Je me précipitais sur elle et tenta de l'assommer d'un bon coup sur le dessus du crâne. Sa tête tomba de côté alors je réjouis et lui tournais le dos.
A peine mes précieux objets à nouveau liés à mon corps, mes deux jambes volèrent sur le côté et je fit presque un tour sur moi même. De nouveau à terre je me tournais et cette femme inconnue se ruait à nouveau sur moi avec un cri féroce. Cette fois s'en était trop, ce drôle de phénomène ressemblait plus à un ogre en furie qu'autre chose. Du moins, dans ses gestes. Je fis une roulade droit devant moi avec l'énergie du désespoir pour sauver ma mâchoire d'un second assaut, et mon opposant, ivre s'étala tout en me saisissant une jambe, elle devait vraiment être sonnée pour si mal évaluer les distances. Le moment devait être le bon, j'attrapais son poignet et lui fit une clé de bras puis posa une mains sur sa bouche et lui dit à l'oreille :

« Vas-tu cesser de brailler à tout va, je ne sais pas qui tu es mais je risque de ne jamais le savoir si tu continue ainsi ! Je suis certain que les cafards logés si pieds sous terres nous ont déjà entendu. »

Bien évidemment, mes craintes furent très vite confirmées. Depuis la rue éclairée 5 gredins, car oui je me considérais comme l'attaqué, tous plus titubant les un que les autres s'élançaient dans ma direction. Cette ville était vraiment une résidence pour les bons à boire. Ceux-ci tentaient d'accourir, mais ils étaient tellement chargés qu'ils zigzaguaient et la distance qu'ils avaient à parcourir en ligne droite jusqu'à moi fut multipliée par deux, au moins.

« Ehhhhhhhh... »

C'est tout ce que parvint à dire l'un des hommes, faisant tournoyer une bouteille au dessus de sa tête avec hargne, après quoi il s'écroula et ses camarades le relevèrent. A ce rythme il n'arriveraient à ma hauteur qu'au levé du soleil. Leur chahut risquait d'ameuter encore plus de monde, il était temps de passer au plan B : l'improvisation. L'étrange femme était vêtue d'habits qui laissaient à croire qu'elle
était une sorte de haut fonctionnaire, serait-ce la chance qui me souriait enfin ? La seule et celle de mon salut à la fois ? C'eût été trop beau. Je remarquais alors que celle que je tenais portait un poignard, où plutôt un glaive mais plus court. Quel drôle d'arme, c'était insensé de se battre avec quelque chose d'aussi petit. Je me saisi malgré tout de l'arme et le temps de relever la tête, l'homme le plus dégourdi du groupe se trouvait à 10 bon mètres de moi. Ne sachant pas de quoi lui était équipé, lui, je du prendre mes précautions. S'il fallait se battre je me battrais, s'il fallait mourir, autant qu'elle meurt. Je plaçais donc le poignard sous la gorge de mon tiquet de sortie.

« Sache que je ne ferais de cadeau à personne et si tu t'approches je l'envoi au royaume des morts en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. »

Alors je reculais lentement et quand je fut hors de portée de projectile je pris la première rue à gauche.

« Si tu tiens à la vie, maintenant, indique moi la sortie. Et pas d'entourloupes. »
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MessageSujet: Re: Intru dans la cité   20/7/2011, 00:59

Hélas pour Kayoma, l'homme sur qui elle venait de s'acharner reprit plus rapidement ses esprits qu'elle. En l'espace de quelques secondes, la tendance s'inversa et l'agressé devint agresseur. Prise de panique, la jeune femme hurla pour tenter de prévenir ses amis quelques rues plus loin. Malgré les avertissements et le bâillon de son adversaire, les amis complètement ivres arrivèrent peu de temps après. C'est à ce moment là qu'elle comprit que son idée n'avait pas été si bonne que ça. Relevée sèchement, elle senti une lame se coller contre sa trachée. Un rapide mouvement de la main droite sur sa cuisse lui suffit pour sentir le fourreau de sa dague vide. Le fourbe ! Il était en train de la faire prisonnière avec ses propres armes. Sous l'effet de la peur, les effets de l'alcool s'étaient brutalement envolés, comme par magie. Avec une main, elle s'empara du poignet de l'inconnu et se crispa dessus pour lui éviter une trop grande liberté d'action. Déséquilibrée en arrière, elle agitait son autre bras pour éviter de tomber à la renverse. Une fois ''rassurée'' quand à sa stabilité, elle lança à ses amis

- Non, non ! Je suis persuadée qu'il ne bluff pas. Écoutez le, arrêtez vous ! On n'a pas d'autres solutions que coopérer. Faites moi confiance, je... je vais m'en sortir !

Les amis de la haute varden obéirent sur le champs. Eux même, malgré leur état, avaient conscience qu'ils ne feraient qu'aggraver la situation en avançant d'avantage. Toujours accrochée au poignet de son agresseur, Kayoma se mit à indiquer la chemin à prendre. Elle qui avait du mal à retrouver son chemin pour rentrer chez elle, il fallait à présent qu'elle fasse le guide pour faire échapper un voleur tout en esquivant les rondes des gardes. C'est ainsi que pendant cinq bonnes minutes, le duo tourna en rond. En réalité, elle profitait de la brume pour gagner du temps en repassant plusieurs fois au même endroit. L'homme derrière elle était trop occupé à guetter la venue d'une patrouille pour faire attention à où il passait. Un souvenir lui revint en tête avant que le voleur se mette à trouver le temps trop long : La trappe derrière la taverne ! Elle avait connu ce passage secret très tôt après son arrivée à la Cité, quand elle travaillait encore comme serveuse à la Taverne durant le temps où elle n'était qu'une apprentie. C'était un tunnel qui débouchait quelques centaines de mètres derrière les remparts. Elle était utilisée pour faire rentrer et sortir illégalement des tonneaux de boisson pour éviter d'avoir à payer la taxe de livraison aux portes de la Cité. Ainsi, elle s'empressa d'indiquer le chemin de la taverne, toujours en gardant le même ton hésitant que depuis le début. Arrivé à une rue de la taverne, elle s'arrêta et tenta de négocier sa libération.

- Écoute moi, s'il te plait. C'est bon, on est à l'abri ici, personne ne nous entendra ou nous verra. Nous ne sommes que tous les deux, me tuer ne fera qu'aggraver ta situation. Tu auras fait tout ce chemin avec moi pour rien puisque tu ne sauras toujours pas par où passer pour sortir discrètement de nos enceintes.

Profiant du moment d'hésitation de l'encapuchonné, elle tira sur le poignet pour se libérer de la menace de la lame de sa dague, et s'en éjecta aussi loin que possible. Immédiatement après, elle se retourna et se redressa pour lui faire face. Sans laisser le moindre temps de latence, elle enchaina son discours pour éviter d'avoir à se relancer dans un duel

- Me tuer ne te servira à rien à présent, tu le sais. Quitte ton sac, lâche ma dague loin derrière toi pour t'assurer que je ne puisse la récupérer rapidement, et je t'indiquerai le chemin à prendre pour quitter la Cité sereinement. C'est une proposition honnête. Tu peux toujours la refuser, et continuer de me menacer de mort pour que je t'indique où aller. Je ne tiens pas à mourir ce soir, je t'amènerai là où il le faut. Mais j'ai vu ton blason, je sais de quel clan tu viens, il a même son siège à notre ambassade. Qui que tu sois, et quel que soit le rôle que tu y tiens là bas, nous te retrouverons.

Soit raisonnable, accepte ma proposition. Tu n'as pas réellement d'autres possibilités


Après avoir parlé, elle se remit sur ses appuies au cas où. Essoufflée par la peur, elle pencha légèrement le corps en avant pour bien montrer qu'elle n'était plus en état de combattre. Son regard, profond et sincère, se planta dans celui du fils du soleil levant en face d'elle, en attendant une réaction, ou une réponse.
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MessageSujet: Re: Intru dans la cité   20/7/2011, 22:08

La position dans laquelle je me trouvais était ridicule, J'étais venue pour « semer la terreur » et je me retrouvais à me faire dicter mes actes par celles que j'avais vaincue. Cela n'avait pas de sens. Pourtant l'évidence même voulait lui donner raison.. Quelle tare ! Il n'était absolument pas envisageable de me voir dépossédé du fruit de ma récolte. La distance laissée entre elle et moi me laissait un peu de temps de réflexion. D'un côté le sac rempli de pierres qui scintillaient à mes yeux, de l'autre j'admirais la lame finement forgée qui m'avait déjà rendu bien des services. Je relevais les yeux perplexe, et la vis en train de me dévisager, de capter la moindre expression de mon visage encapuchonné. Cette sensation me rendis tellement mal à l'aise que je ne pu m'empêcher de poser un pied en retrait et faire une moue. Elle, restait de marbre. Bien évidemment mon action n'avait pu lui échapper. J'aurais à méditer sur ce point sensible si je m'en sors.. Comment faire peur si je suis moi même effrayé. C'était à s'en tirer les cheveux, mais je m'en gardais bien de le faire. Je décidais alors de me laisser un peu de temps pour songer sur la marche à suivre, d'un air renfrogné à peine masqué, suivi d'un geste vague de la main dans sa direction :

« Allez montre moi vite le chemin du retour, l'avenir de ce butin et de ta lame m'appartiennent tout les deux, nous verrons ce qu'il en adviendra. »

Mon agacement devait être décidément mal dissimulé. Elle se retourna avec le même air, l'air de rien d'ailleurs, ça tête figée telle une poupée en bois donnais toujours la même expression. Celle de l'absence totale d'un esprit dans cette boite crânienne. Les événements avaient démontrés l'étendue de ses pouvoirs et le contraire de ce que son visage laissait transparaitre, en état d'ébriété. L'expression qui si frotte s'y pique était assez adaptée, et malheureusement j'en faisais les frais.

Nous tournions dans les dédales tantôt illuminés, tantôt sombre.. Trop inquiet d'avoir à rencontrer qui que ce soit j'en oubliais d'observer les alentours, je ne saurais même dire si je me rendis compte d'une quelconque supercherie. Elle se contentait d'indiquer la voie à prendre. Nos conversations se résumaient à:

« Gauche.
-Quoi gauche ?
-Nous irons à gauche.
-Merci de me le préciser.
-Tu me l'as demandé.
-Non ! Je réfléchie tout haut ! »

Et ainsi de suite. La querelle permanente devaient s'avérer être notre passe temps de la soirée..Nous finîmes par arrivé sans encombres, dans une taverne. Décidément, elle devait être abonnée. Je redoublais de prudence, jusqu'où sa fourberie pouvait-elle aller ? Je n'en avait aucune idée. Ce lieux semblait désert. La taverne était faite en pierre, impossible de lire ce qui était inscrit sur le linteau, de bois de chêne, presque neuf. Le volets étaient clos eux même en bois de chênes et pas une lumière ne les traversaient. Avant de passer le palier je lui attrapais le bras. Elle s'arrêta, finalement elle pouvait aussi se montrer docile. Elle poussa alors la porte. Horrifié je l'a retirais en arrière et était sur le point de lui infliger un nouveau coup, mais elle prit la parole :

« N'ai crainte, personne ne s'y trouve. 
-Pourquoi aurais-je peur, je n'ai rien demandé cette fois.
-Non, mais ça se voit. »

Je m'en mordait les lèvres tellement fort, et elle me regardait tellement fixement que je ne pu que conclure avant que ce ne soit elle qui s'y colle :

« J'aime pas avoir tord.. J'éprouve une haine violente contre ta personne, finissons ce que j'ai commencé. »

La remarque du la satisfaire. L'intérieur de la taverne était classique, tables rondes faites avec les cailloux et bois du coins, toutes différentes et pouvant accueillir huit buvards. Le bar était assez sobre, composé d'un mobilier tut ce qu'il y a d'ordinaire, soit des planches superposées ou étaient rangées les divers alcools, mais ce n'était pas là que je pourraient m'enfuir. Elle le comprit vite et m'amena jusqu'à l'arrière taverne. L'endroit devenait de plus en plus lugubre et je commençait à me dire que cela devait nous mener à un cul de sac.. Mais pas question de me refaire marcher sur les pieds par cette langue fourchue. Par ailleurs il me fallait trouver un moyen de lui faire tout oublier, la pièce où nous nous trouvions étaient un entrepôt de tonneaux couché dans leurs longueurs contenant je ne sais quel alcool barbare. Les vapeurs s'échappant des barriques ne m'en dirent pas plus, ces païens devaient les faire à leur sauce. Lui faire avaler assez de ce poison jusqu'à ce que ça pense soit pleine aurait pu être une solution, mais elle semblait avoir récupéré de sa soirée, l'adrénaline sans doute. Aucun autre subterfuge ne me venant à l'esprit j'abandonnais alors cette idée, qui me parut vite grotesque et pour les lâches. Quand je revint à la réalité elle se retrouvait une fois de plus en face de moi à me fixer.

« De quoi j'ai l'air cette fois ? Lui dis-je, devinant qu'elle devait attendre une réaction de ma part depuis de longues secondes.
-Je veux ma dague, et ce qui nous appartiens, répondit-elle froidement.
-Parce que c'est ici que je dois me volatiliser, non mais sans blague ! »

Et je levais les bras au ciel de dépit. Alors je remarquais qu'elle tenait le couvercle d'un tonneaux ouvert. Alors voilà l'accès qui devait me permettre de m'échapper.. C'était tout bonnement impossible ! Le fond devait être bouché lui aussi. Elle tourna la tête brusquement. Un bruit sourd se fit entendre, Puis le cris d'hommes se ruant dans la taverne. Notamment un : »allez, allez, allez ».. Je reconnu sans peine la voix rauque du nain guide qui m'avait ouvert les portes de sa cité.. Il m'avait suivit à la trace. Il ne fallait pas être l'inventeur de la bombarde pour comprendre que j'étais la proie à présent, et que le temps m'était compté. Elle me cria par dessus leur vacarme la main en avant :

« J'ai rempli ma part du contrat, à toi d'honorer la tienne !
-Il n'en ai pas qu.. »

Et pour l'effet de surprise, où juste une convulsion dont j'ignore les raisons, je lui assenais un coup de point et lui jetais la sacoche, après quoi je claquais violemment le couvercle du tonneau. Il fallait faire un sacrifice, et je n'avais pas fait le bon mais l'instinct de survie primait sur tout le reste, la réflexion comprise.. Je m'élançais alors vers le fond du tonneau, par chance, elle avait dit vrai. Je lui devait finalement la vie. Je me retournais et d'un coup sec lança sa dague contre le battant en bois. La lame se ficha dedans avec une facilité déconcertante.

***

Haletant je me laisse tomber sur le sol dur recouvert d'une herbe jaune et drue. Je croise les bras et y déposait mon front suintant tant l'effort avait été éprouvant. Après de longues minutes mon rythme cardiaque ralentis enfin. La course devait être finie pour de bon. Les rues souterraines manquent cruellement d'oxygène, c'est la dernière fois que je m'y aventure. Mais mes poursuivants ne m'avaient pas rejoins, l'honnêteté de la femme que j'ai rencontré serait-elle poussée jusqu'au point de m'avoir indiqué un passage réellement connue d'elle seulement.. En ce cas elle m'aura vraiment été d'un grand secours. Mon avant dernière pensée sera d'espérer qu'elle retrouve son arme, son ouïe fine à certainement perçue le son du fer qui pénètre le bois, je n'ai aucun doute la dessus. Enfin, ma dernière sera que maintenant je saurais par où disparaître, quand je reviendrais réussir là où aujourd'hui j'ai échoué. En me relevant, je sentis la chaleur des rayons du soleil réchauffer ma peau, cette sensation agréable après une telle soirée me procure un réel plaisir, et me rappelle qu'à présent il est venu le temps de rejoindre ma patrie. La route est simple à suivre.. Droit devant, toujours vers l'est, vers la crique ensoleillée des Fils du Soleil Levant !
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