La Cité Perdue

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 La véritable histoire du pillage de Diaboliks !

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Likeiiit



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MessageSujet: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   23/7/2011, 19:32

... C’est par une des belles journées inutopiennes que le seigneur Diaboliks vadrouillait hors de ses terres dans la quête de quelques écus pour nourrir ses hommes et renforcer son royaume. Vil pilleur qu’il était, le jeune chevalier traversait avec ses troupes de nombreuses contrées, à la recherche d’un riche imprudent ou d’un royaume laissant présager une aisance particulière. On entendait les chevaux au galop, le seigneur Diaboliks jetait des brefs coups d’œil à droite, puis à gauche mais il n’y avait rien d’intéressant à l’horizon. Il parcourut ainsi toutes les terres depuis la Cité Varden à l’ouest, traversant la Cité d’Helingor et la forêt de Dagda, puis redescendant vers le sud en direction du Monde des Sables comme il avait l’habitude de faire.

Soudain, alors qu’il longeait le fleuve au milieu de nulle part, il vit des traces de pas, de sabots et d’animaux de ferme. Comme si une peuplade était venue se déshydrater ou se réapprovisionner en eau. Mais le plus étrange, c’est que ces traces se dirigeaient vers l’Est en direction de la grande étendue forestière et marécageuse. Les cartes étaient peu fiables à cet endroit, peu de seigneurs s’étaient aventurés dans ces contrées car elles étaient difficiles d’accès et les conditions de vie désastreuses avaient toujours repoussé les seigneurs, même les plus intrépides. L’endroit y était donc supposé vierge de civilisations connues depuis des siècles. De plus, il n’y avait que très peu de connaissances sur l’endroit car le contournement de l’étendue aurait pris des semaines. L’espérance d’en retirer un profit étant faible et les besoins en vivres difficiles à transporter pour une telle expédition, très peu se sont aventurés dans ce bourbier, laissant aux rumeurs et aux légendes le soin d’en divulguer les secrets.

Mais où pouvaient-ils bien aller ? Diaboliks hésita de longues minutes avant de prendre sa décision. Les troupes étaient déjà bien affaiblies mais la découverte d’une peuplade encore inconnue lui mettait des étoiles dans les yeux. Il s’engagea donc sur le sentier suivi de sa cavalerie. Après deux longs jours à suivre les traces qui s’effaçaient progressivement avec la pluie, Diaboliks arriva enfin à l’orée de la grande forêt. Les moustiques commençaient déjà à attaquer les troupes et les traces s’arrêtaient net. Le chevalier était dans une impasse et il commençait déjà à regretter d’être venu en ces lieux. Mais il ne pouvait songer à faire machine arrière, non il ne le pouvait. Toute sa vie il avait navigué dans des eaux plus ou moins troubles en voulant toujours aller le plus loin possible, tout en sachant que chaque mouvement vers l’horizon l’éloignerait un peu plus de chez lui, de ce qu’il était. Mais il savait que le jour où il ferait le pas qui l’amènerait plus près de l’autre côté, il ne pourrait rentrer sans être meilleur que ce qu’il était, et sans avoir de quoi rendre à sa famille et à ses troupes restées à quai, le bonheur et la fierté dont il avait toujours bénéficié. C’est en plongeant dans le miroir de sa vie que Diaboliks comprit que ce jour était arrivé. Il sentit qu’il y avait quelque chose de grand à découvrir.

Tout à coup, il vit un point scintillant dans les feuillages à la lisière de la forêt avec le soleil revenant. Le chevalier descendit de sa monture, fit quelques pas et écarta les feuillages. Il y découvrit une bague gravée d’un soleil, ou plutôt d’un coucher de soleil. Elle était en or et brillait de mille feux. Elle réchauffa en moins de temps qu’il ne faut pour le dire le cœur de Diaboliks dont l’instinct de pilleur remonta aussitôt. Ces gens l’auraient-ils laissé en chemin ? Étaient-ils autres que des pauvres fermiers ? Pouvaient-ils être des grand pilleurs ou un riche peuple inconnu de ces contrées ? Les questions fusaient dans sa tête mais une réponse devenait limpide, il avait pris la bonne décision. Son instinct ne l’avait pas trahi, son destin était ici. Diaboliks écarta un peu plus les feuillages trouvant suspect que cette bague soit à cet endroit alors que les dernières traces se trouvaient à quelques encablures. Bien lui en prit puisqu’à son grand étonnement, il trouva une trappe bien cachée à l’abri des regards. Il ouvrit la trappe mais ne vit aucun fond, juste le noir. Il décida alors de lâcher un écu dans le trou pour en déterminer approximativement la profondeur. La pièce ne tarda pas trop à toucher le fond, celui-ci ne se trouvait qu’à quelques mètres. Diaboliks ordonna à deux de ses hommes de descendre à l’aide d’une corde. Soudain, ils se mirent à crier, « Monseigneur, descendez, vous n’en croirez pas vos yeux ! ». Diaboliks se précipita dans le trou et découvrit un petit amoncellement d’écus et de bijoux en or. Emballé par la trouvaille, il cria à ses troupes depuis son trou de chercher d’autres trappes comme celle-ci. C’était comme si l’on avait déposé cet or dans la précipitation en espérant venir le chercher plus tard. Pour Diaboliks, cela confirmait que ce peuple était soit très riche soit de grands pilleurs dont il fallait se méfier. Mais dans tous les cas, il se devait d’en percer le mystère.

Les soldats s’empressèrent de fouiller les alentours. Et, derrière une rangée d’arbres aux grands feuillages, l’un d’entre eux découvrit un passage. Il fit quelques mètres et celui ci le mena tout droit sur un chemin boueux marqué par de nombreuses traces. Ils l’avaient enfin trouvé ce passage mystérieux qui traversait la forêt. La cavalerie s’engagea sur le chemin marqué de toute part par les traces. Diaboliks frissonnait au fur et à mesure qu’il avançait mais restait toutefois sur ses gardes. Il entendait les bruits de la forêt, et malheureusement celui des moustiques en faisait partie. Il fermait alors son heaume pour en éviter les piqures car la forêt grouillait de ces insectes.
La troupe marcha plusieurs heures. La forêt était gigantesque mais la traverser en son cœur avait pris beaucoup moins de temps que de la contourner. Le chemin s’éclaircit peu à peu sur leurs pas. Des rayons de soleil parvenaient à pénétrer entre les feuillages. Diaboliks arriva au bout du chemin et les écarta doucement … la lumière virulente du soleil tapant lui sauta aux yeux mais il eut le réflexe de s’en cacher avec les bras. Puis, les écartant peu à peu, il put voir une plaine verdoyante à perte de vue surmontée d’une colline juste en face du seigneur. Un décor de rêve qui donnait envie à Diaboliks de s’étendre dans l’herbe. Les troupes s’avancèrent pour tenter de découvrir subrepticement ce qu’il y avait derrière cette colline. Subrepticement oui, mais les troupes étaient quand même à découvert. Qu’y avait-il derrière cette colline, personne ne le savait. Diaboliks était très méfiant et son cœur battait à la chamade.

Les cavaliers descendirent de leur monture et commencèrent à gravir la colline dont le pourcentage n’était pas trop abrupte. Presque arrivés au sommet, il s’accroupirent et avancèrent à plat ventre pour monter les derniers mètres. Diaboliks ordonna à ses troupes de stopper leur avancée et atteignit le haut de la colline, seul. Il leva la tête, et avança sur le dernier faux plat. Une gigantesque vallée se trouvait derrière dans laquelle était implantée une immense Cité dont on pouvait apercevoir les innombrables royaumes. Et derrière, la mer, avec une plage de sable blanc. Un petit coin de paradis totalement à l’Est des terres Inutopiennes. Du haut de la colline, Diaboliks se cachait, essayant de regarder partout. Il n’arrivait pas y croire. Placée en ces lieux, la Cité paraissait très vulnérable en contrebas. Seul le côté maritime était bien protégé contre des possibles envahisseurs venant d’autres terres inconnues du monde d’Inutopia. Se pensaient-ils trop bien cachés par la forêt pour avoir implanté leur Cité en ces lieux ? Depuis combien de temps vivaient-ils ici, à l’abri des regards ? La nuit était déjà tombée et Diaboliks était trop fatigué pour lancer une attaque, il n’avait pas eu le temps de bien observer la Cité et ses points faibles. Il décida de rebrousser chemin et de ramener ses troupes à la lisière de la forêt un peu plus loin pour se reposer en cachette. Cependant, il ordonna à ses espions de se faufiler dans la Cité pour préparer la bataille. Les espions vagabondèrent toute la nuit à travers les différents royaumes, tentant de repérer vaguement les meilleurs coins à dérober. Plusieurs heures plus tard, les espions de Diaboliks remontèrent la colline à toute allure et réveillèrent leur Seigneur. L’un d’eux prit la parole. « Monseigneur, il y a au sein de la Cité un royaume incroyable, les écus débordent des créneaux et des meurtrières ! » Diaboliks se leva d’un seul trait et se trouva brièvement mal à cause du réveil trop brutal. Il se rassit et répondit avec un air excité en lâchant quelques bribes. « Quoi ? Que dis-tu ? En es-tu sûr ? », puis se releva rapidement. « Oui Monseigneur, il se situe au Nord Ouest de la Cité et les remparts sont faiblement protégés. Monseigneur, je crois que je n’ai jamais vu autant d’or réuni en un seul endroit ». Le sang de Diaboliks ne fit qu’un tour, il enfila sa monture et prit la parole. « Chevaliers, préparez vos montures, nous allons rentrer dans l’histoire ! » Et c’est ainsi que toute la troupe se dirigea vers la colline pour en atteindre le sommet. Le jour ne s’était pas encore levé. Les troupes s’alignèrent tout en haut de la colline et eurent droit à un spectacle magnifique. Le soleil commençait à sortir de la mer. Diaboliks se sentait au bout du monde. Et, devant les portes de la grande Cité, le même symbole que sur la pièce retrouvée. Il comprit que ce n’était pas un couché mais un levé de soleil. Mais il ne devait pas se laisser attendrir par le spectacle resplendissant qui s’offrait à lui. Il était temps de passer à l’attaque. Attaquer sans connaitre l’ennemie paraissait risqué mais cette Cité du soleil levant paraissait encore bien fragile, et loin d’être à l’apogée de son histoire.

Les troupes s’élancèrent au galop, descendant de la colline les épées bien accrochées à leur main, les cris sourds se faisant retentir. On était à l’aube d’un massacre. Diaboliks contourna la grande porte pour se diriger vers le point faible de la Cité, au Nord Ouest. Le mur ne tarda pas à s’effondrer sous les coups de boutoir des quelques catapultes et trébuchets qu’il avait emportés. L’effet de surprise était total et ce n’était pas les quelques hommes à moitié désarmés qui se dressaient devant eux qui allaient les arrêter. Le paisible peuple avait été réveillé en sursaut, les femmes criaient les enfants dans leurs bras. Tous se regroupaient soit au plus près de la porte, soit plus au Nord près de la rive, où le mur était renforcé pour résister aux attaques venues de la mer. Les hommes se lançaient courageusement sur les assaillants sans comprendre comment ils avaient pu arriver ici et Diaboliks n’avait aucun scrupule à les tuer un par un en chevauchant à toute allure. Il avait ce fameux royaume en ligne de mire et rien ne pourrait l’arrêter.

Lui et quelques cavaliers ne tardèrent pas trop arriver devant la porte du royaume où il était écrit Anas88. Sans doute le nom du propriétaire. Diaboliks croyait rêver en voyant dépasser les écus des meurtrières. A grand coup de bélier, les troupes n’eurent aucun mal à transpercer la porte du royaume. Les espions et autres mercenaires grimpèrent les marches et ouvrirent tour à tour toutes les pièces remplies d’écus à n’en plus pouvoir en contenir. Diaboliks ordonna qu’on aille chercher les chariotes et les sacs afin de pouvoir y déposer tout l’or et les bijoux. C’est sous les yeux médusés et apeurés de certains habitants et des soldats impuissants menacés par les épées que les troupes remplirent les sacs et les déposèrent au fur et à mesure dans les chariotes. Tout se passait comme il l’avait imaginé. Le butin était énorme, c’était celui de toute une année. Tellement énorme qu’il décida de ne pas s’attarder dans les autres royaumes. On entendait les femmes et les enfants pleurer et crier mais Diaboliks lui ne les entendait pas. Le bruit des écus s’amassant dans les chariotes lui sonnait dans le creux de ses oreilles comme les étoiles qui pouvaient scintiller dans ses yeux. Il se voyait déjà rentrer à la Cité Perdue, triomphant et sa gloire comptée dans les plus grands écrits des poètes de la hutte des érudits. Il aurait voulu déjà y être. Plus de temps à perdre, il remonta sur son cheval et fit un grand geste pour annoncer le départ. Il prit les devants le torse en avant, fier de son forfait, les sabots de sa monture évitant les corps qui jonchaient sur sa route. Pas un regard en arrière, aucune réaction, de la glace coulait dans ses veines. Les bruits des sabots et des chariotes s’éloignaient petit à petit de la Cité du soleil levant. Le petit coin de paradis avait été transformé en enfer, le temps de quelques heures.

En s’éloignant de la Cité, tout à coup le ciel s’assombrit presque brusquement. Les nuages avançaient lentement, se rejoignant au dessus de la tête des pillards. Ces derniers commençaient à aborder la montée de la colline afin de rejoindre la forêt et d’entamer le long voyage qui les mènerait sur le chemin du retour. Des petites gouttes d’eau fine commencèrent à rafraichir Diaboliks et ses troupes, puis ce sont des grosses gouttes qui vinrent les doucher. Rapidement, les gouttes se transformèrent en hallebardes, le tonnerre gronda et les éclairs devinrent de plus en plus menaçants. Le ciel était tellement noir que l’on se serait cru la nuit. La colline devint le pire endroit sur Inutopia, l’enfer. Les soldats patogeaient dans la boue, les chariotes patinaient. Il pleuvait tellement que Diaboliks ne voyait plus rien. Des gouttes dégoulinaient de son visage. Et quand il crut que ça ne pouvait être pire, la foudre commença à s’abattre tout près des troupes effrayant complètement les chevaux qui devinrent incontrolables. Tout à coup, la pluie s’arrêta mais la foudre s’abattit sur une chariote, et le feu prit. Diaboliks ordonna à ses troupes de sortir les sacs pleins d’écus et de bijoux avant qu’ils ne partent en fumée. Il leva la tête vers le ciel, impuissant, implorant que cela s’arrête. Soudainement, les nuages se dissipèrent et l’incroyable arriva.

Son regard se détourna vers le haut de la colline. Un chevalier noir s’y dressait fièrement, sa monture était elle aussi faite d’une robe d’un noir intense. Diaboliks avait déjà entendu parler de ces chevaliers noirs dans les récits mais ceux ci fourmillaient d’histoires irréalistes et de légendes. Pourtant l’un d’eux se tenait bien là. Le chevalier noir s’adressa à Diaboliks. « Seigneur, écoute le maitre d’Inutopia ». Diaboliks ne comprenait pas. Le chevalier noir leva son drapeau au ciel et Diaboliks leva immédiatement la tête. Le heaume d’un cavalier flottait au vent dans le ciel. Diaboliks cligna des yeux plusieurs fois, se retourna pour voir ses troupes mais il était seul, seul dans sa folie. Où, était-ce la réalité ? Une voix retentit. « Diaboliks, je suis le maitre d’Inutopia, prosterne toi devant moi ». Diaboliks s’exécuta. Le maitre reprit : « N’as-tu pas honte de t’attaquer à un peuple de telle sorte ? A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Une telle somme mérite un grand combat. Tu n’es pas digne d’un tel pillage Diaboliks ». Diaboliks baissa la tête et le maitre poursuivit. « Vous les seigneurs, fiers défenseurs de vos Cités ou jeunes chevaliers errants, vous n’êtes que des hommes. Sache que les chevaliers noirs veillent sur ces terres et ne peuvent laisser impunis de tels agissements. Sache enfin que je contrôle terre et ciel sur Inutopia. Je pourrais te laisser bloqué ici, aux mains de tes victimes ». Diaboliks resta à genoux sans dire un mot. Des années durant il avait pillé des royaumes contre des adversaires beaucoup plus faibles sans que jamais le maitre d’Inutopia et les chevaliers noirs ne se soient manifestés. De nombreuses fois il avait subi des attaques par surprise, décimant ses troupes et lui prenant une grosse partie de ce qu’il avait produit. Diaboliks ressentait une grande injustice au fond de lui mais que pouvait-il y faire ? Le jeune seigneur s’effondra de fatigue et perdit connaissance.

Quelques minutes plus tard, il reçut une petite tape sur la joue et reprit ses esprits. Un de ses chevaliers s’était porté à son chevet. « Mais que s’est-il passé ? », lui demanda-til. « Je ne sais pas Monseigneur, nous avons perdu connaissance et je viens de vous retrouver ici ». Diaboliks se releva et vit ses troupes sonnées. Certains assis la tête basse, d’autres essayant de réveiller ceux encore inanimés. Il se précipita sur les chariotes. Le chevalier lui lança, « il n’y a plus rien Monseigneur ! ». La stupeur pouvait se lire sur son visage. L’incompréhension sur le leurs. Soudainement, Diaboliks eut un flash et tout lui revint mais c’était tellement flou qu’il ne parvenait pas à savoir si c’était un rêve ou si c’était bien la réalité, et pourquoi ils avaient tous été sonnés. Toujours est-il que le butin n’était plus là, comme volatilisé. Diaboliks, choqué, ordonna le départ. L’herbe avait séché comme par magie, le soleil revenu au beau fixe et les habitants de la Cité du soleil levant les regardaient s'en aller, comme si de rien était. Ils savaient. Avaient-ils récupéré leur trésor pendant que les troupes étaient inanimées ? Et si c’est le cas, pourquoi les ont-ils épargnées ? Et si ce n’était pas un rêve ? Et si le maitre d’Inutopia avait rendu tout l’or à cette peuplade ? Les questions se bousculaient et Diaboliks savait qu’elles resteraient sans réponse.

Les troupes, très entamées, gravirent la colline et se dirigèrent vers la forêt. Les vivres allaient bientôt manquer. Il était fort probable qu’ils n’arriveraient pas tous à bon port même avec un rationnement. Diaboliks et sa cavalerie traversèrent la forêt non sans mal et atteignirent la rivière, là où tout avait commencé. Le chemin le plus court pour rentrer était de traverser directement la rivière mais il faudrait passer au milieu des tanières des brigands et les troupes pourraient ne pas y survivre. Les chevaliers et les hommes marchèrent plusieurs jours et Diaboliks fit preuve d’abnégation, d’entraide et de courage, n’hésitant pas à se priver de ses rations pour les donner aux plus faibles des siens. Il arriva plutôt affaibli devant les tanières. L’appréhension régnait. Les brigands avaient pour habitude de poser des pièges invisibles sur la route principale. Ils ne faisaient aucun cadeau et s’amusaient de longues journées durant avec les prisonniers, leur faisant subir les pires atrocités tout en festoyant à tout va dans ce que l’on pourrait appeler des orgies. Les troupes passèrent non loin du campement sans trop d'encombres. Les brigands devaient être partis en quête de pillages.

Mais soudain, Diaboliks fut surpris par trois d’entre eux qui se jetèrent sur ses hommes depuis les hauts arbres qui surplombaient la grande route. Ils s’étaient cachés en entendant les troupes Varden arriver de loin. Ils prirent plusieurs hommes en otages pensant que les chariotes étaient pleines. Diaboliks les connaissait bien, il avait déjà eu à les affronter de nombreuses fois et l’un d’entre eux avait déjà fait parti de la Cité. C’était Globetrotter, Elros et Boardingman. Diaboliks prit son courage à 2 mains et interpella Boardingman. « N’as-tu pas honte de t’attaquer à tes anciens amis ? Tu n’as donc aucune valeur ! » Le brigand lui répondit, « les Brigands n’ont aucune valeur, ne le sais-tu pas ? ». Diaboliks prit les devants. « Il n’y a rien à prendre ici, nous n’avons aucun or, laisse nous donc passer notre chemin. ». Elros prit la parole, « Il n’en est pas question. Puisque vous n’avez pas d’écus, ces trois hommes sont mes prisonniers. Sache qu’on ne traverse pas le campement des Brigands sans en payer le prix fort ! ». Diaboliks, dans un élan de dernier espoir, sortit son épée et provoqua Boardingman en duel. « Je n’ai rien à perdre traitre, et mes hommes non plus, viens donc me défier si tu en as le courage. Si je gagne, tu nous laisses nous en aller librement. Si tu gagnes, tu me garderas moi et mes trois hommes comme prisonnier. » Une sourire narquois put se lire sur le visage de Boardingman. Diaboliks, fatigué et passablement énervé ordonna à ses troupes en surnombre de se jeter sur les trois brigands. Boardingman leva son épée et lança, « Si j’étais toi je ne ferai pas ça ! Je n’ai qu’à siffler pour que toutes les hordes de brigands encore endormies s’abattent sur vous ». « Nous n’avons rien à perdre ! » lui rétorqua Diaboliks. Au moment où les hommes de Diaboliks sortirent leur épée, Boardingman lança, « j’accepte ton défi ! ». Visiblement, l’ancien Varden avait voulu le bluffer. Ils n’étaient que tous les trois et les troupes de Diaboliks auraient pu les maitriser. Mais Diaboliks ne voulait plus sacrifier d’autres de ses hommes. Certains avaient péri de faim et de fatigue sur le chemin du retour et les autres paraissaient exténués. Diaboliks répondit : « Tu nous laisseras partir si je gagne ? », « Oui ! Mais n’y comptes pas trop. Je me ferai un plaisir de te torturer une fois ta défaite actée ! ». Diaboliks n’en revenait pas. En quelques mois, Boardingman était devenu un être vil et impitoyable. Les deux hommes se mirent face à face pendant que les autres s’écartaient pour leur laisser toute la place. Une tension insoutenable régnait sur cette route déserte.

Un combat âpre débuta. Les épées s’entrechoquèrent dans tous les sens. Les deux seigneurs se regardaient droit dans les yeux et aucun d’eux ne voulait lâcher. La fatigue se faisait ressentir chez Diaboliks et toutes les déboires du périple lui remontaient et le déconcentraient. Mais c’était une question de survie, la sienne et celle de ses hommes. Soudain, il se retrouva à terre et fit mine d’être sonné. Au moment où le Brigand allait lui mettre l’épée sous la gorge signe de la fin du combat, Diaboliks souleva son épée à bout de bras et donna un grand coup dans celle de Boardingman qui vola à quelques mètres. Il se releva très rapidement et lança fièrement, « L’alcool t’a fait perdre tes réflexes, tu n’es plus que l’ombre de toi-même Boardingman ! » Diaboliks s’approcha du Brigand le menaçant de son épée et lui fit signe de s’agenouiller. Il posa son épée sous sa gorge le regardant dans les yeux de toute sa détermination. Il lança un regard à ses troupes, ordonnant le départ. Les cavaliers montèrent sur le cheval, les hommes se mirent à la tête des chariotes et s’en allèrent. Elros et Globetrotter restèrent là sans bouger. Ils n’arrivaient pas à se remettre de ce qui s’était passé. Boardingman, la tête baissée, Diaboliks agrippa sa monture et lança au Brigand, « chaque fois que tu t’attaqueras à un Varden, n’oublies jamais que c’est la déroute qui t’attendra ! ». Diaboliks tourna le dos à ses assaillants et rejoignit ses troupes.

Les troupes marchèrent deux jours durant pour arriver au pied des montagnes où se logeait la majestueuse Cité Perdue. Après quelques heures d’ascension, la Cité cachée dans la brume était enfin en vue. Diaboliks frappa à la grande porte, désabusé de ne rien rapporter après avoir marché de si longs jours, mais pourtant si fier de ses troupes. Les Varden qui attendaient son retour avec impatience le regardèrent passer la tête basse ainsi que ses hommes. Il en manquait, certains n’avaient pas survécu. C’était la consternation dans la Cité. Et puis, soudain, un écu tomba d’une chariote, puis deux, puis des dizaines. Des tonnes d’écus tombèrent de plusieurs chariotes. Diaboliks se retourna et courut pour s’approcher. Les Varden présents s’approchèrent également. Une voix retentit. « Diaboliks, tu as fait preuve de courage et tu t’es comporté en vrai chef quand tes hommes étaient menacés. Je me suis trompé sur ton compte. Ta bravoure mérite récompense. Voici une partie des écus qui te sont rendus ». Toute la Cité avait les yeux rivés vers le ciel, vers ce heaume qui flottait au vent. C’était la stupéfaction dans le clan. Le maitre d’Inutopia disparut rapidement sous le regard béat des Varden qui n’avaient encore jamais vu ça. Mais le sourire était réapparu sur les visages. Les Varden s’attroupaient sur le héros affaibli et les questions fusaient. Le Seigneur leur répondit, « c’est une longue histoire mes amis, mais nous avons besoin de nous requinquer. Allons à la Taverne pour fêter ça ! ». Et c’est ainsi que toute la troupe fit couler la Saya toute la nuit en l’honneur de Diaboliks et ses troupes. Ce dernier ne manqua pas de raconter en détails son périple qui à coup sûr, sera conté pendant des générations et générations au sein de la Cité Perdue …


Dernière édition par Likeiiit le 10/11/2011, 04:31, édité 8 fois
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Diaboliks



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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   23/7/2011, 20:31

OMG !
Je n'ai pas le temps de tout lire, je lirais ça ce soir en rentrant.

Mais déjà un grand bravo !

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olket



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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   23/7/2011, 20:43

Génial Smile Bravo !
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King Of Banana



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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   23/7/2011, 20:44

* jaloux * Et moi, on fait pas un RP sur mon pillage sur tounsi ? Razz
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Ricou



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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   24/7/2011, 13:13

Malheureusement cette quête est échouée. J'avais dit pas trop long pour que j'ai le temps de lire. Sad

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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   25/7/2011, 06:48

xD ^^
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Diaboliks



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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   5/8/2011, 15:45

Superbe Likeiit, merci beaucoup pour ce superbe RP ! Il est tout simplement superbe !

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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   5/8/2011, 16:22

derien mon gros, ce fut avec plaisir Wink
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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   5/8/2011, 16:24

Il est pas gros ! Juste ventru :siffle:
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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   5/8/2011, 16:25

T'as vu ton ventre garfield !!! lol
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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   5/8/2011, 16:32

Moi je suis un faux gros :siffle: Et puis le ventre avec moi c'est sexy cheers
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MessageSujet: Re: La véritable histoire du pillage de Diaboliks !   Aujourd'hui à 03:06

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